NOUVELLES TENDANCES SCIENTIFIQUES. XIX
dehors des opérateurs, bien qu’elle subisse, dans une certaine mesure, l'influence de leurs désirs ou de leurs volontés. Veuillez done me compter, Monsieur, au nombre des personnes les plus sincèrement convaincues de la vérité et de l'UTILITÉ de la cause que vousdefendez 4}: ….
« G. DE CAUDEMBERG, ingénieur. »
Enfin nous terminerons par le fragment d’une très-longue et trèsintéressante lettre de M. le comte de Tristan, lettre d'autant plus importante à connaître, que son auteur, membre de plusieurs sociétés savantes, a écrit un ouvrage «sur les effluves terrestres, » etc., qui vient d'être analysé dans la brochure de M. Chevreul, et présenté avec raison par ce dernier, comme fort hostile à toutes les explications méfaphysiques pour l'ordre de faits qui nous occupe. Il devenait intéressant de savoir, si les anciennes convictions ne se seraient pas modifiées devant les nouveaux phénomènes, et, consulté par nous à ce sujet, M. de Tristan a bien voulu nous répondre une lettre, dont nous donnerons plus loin la substance et qui se termine ainsi :
« Je dois vous dire, Monsieur, que dans l'automne de 1853, chez moi, à la campagne, et chez M. de L..., mon gendre, ayant essayé de faire tourner des tables, je n’y ai vu pendant longtemps qu’un phénomène de rotation électrique. J'ai aussi reconnu sur la table une assez grande abondance de fluide nerveux, qui était transmis par l'extrémité des doigts des personnes agissantes.…. Mais malgré cela il me devint plus tard impossible de douter que le phénomène de la table parlante ne fût dû à des interventions... J'en reste donc convaincu. C'est un jeu fort dangereux, et parmi les choses que ces êtres mélaphysiques m'ont dites à moi seulement, et qui ne m’ont fait nulle impression, il y en a qui auraient fort tourmenté certaines personnes. Veuillez agréer, etc.
« Comte DE TRISTAN (2). »
En voilà bien assez, nous le pensons, pour justifier notre titre « Progrès de la question dans la science, » et en même temps l’effroi
(1) Nous avons quelque lieu d’espérer , que le développement de ces idées pourra trouver sa place dans un travail important dont M. de C... s'occupe en ce moment, bien que nous le croyions, au reste, étranger à ce sujet.
(2) Voir une plus grande partie de cette lettre au début du chap. m