Question universitaire de Montréal
Gomme par le passé, pour les mêmes raisons et avec la même j>er mission, je réunis comme en an faisceau, sous une forme qui nous permette au besoin d'y recourir facilement, toutes les pièces de cette longue procédure dont nous sommes à parcourir les différentes étapes, au sujet de notre projet de loi pour incorporer les Administrateurs de l'Université Laval à Montréal, soit devant le Conseil Supérieur de V Université Laval, soit devant le Conseil Universitaire, soit auprès du Saint-Siège, et j'intitule le tout : Devant Québec et Rome.
Vu que la niasse de ces documents devient trop considérable pour être renfermée dans le cadre d'un
même volume, et que le triste accident qui vient de frapper toute la Catholicité dans la mort du regretté Cardinal Simeoni doit nécessairement apporter un arrêt momentané dans la poursuite de notre affaire, je fais donc halte pour la présente publication à cette date du 18 janvier, deux jours après que la tombe s'est refermée sur les restes mortels de celui que nous ne saurions trop pleurer.
J'ai "profité des loisirs que m'ont laissés ici les vacances du jour de l'an pour préparer, en très grande partie, la copie de ce volume ; et aujourd'hui, afin quelle soit livrée toute entière immédiatement à notre imprimeur de Montréal, faisant suite à trois envois précédents, j'en adresse les dernières pages au Révérend M. Georges Payette, desservant de la paroisse de St-Lin, qui m'a déjà donné dans la correction et la surveillance cVnn pareil travail des preuves non équivoques de sa bonne volonté et de son savoirfaire.
Ce volume s'arrête au point culminant de la difficxdté ; mais j'espère toujours dans une solution prochaine. Encore davantage, en cette fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome, j'ai senti s'accroître cette confiante espérance en la puissance du bienheureux Apôtre qui, dans nos jours mauvais, lie et délie sur sa Chaire Infaillible dans la personne de notre vénéré et bien -aimé Pontife glorieusement régnant, Léon XIII,
Quodcumque in orbe nexibus revinxeris, Erit revinctum, Petre, in arce siderum ; Et quod resolvit hic potestas tradita, Erit solutum cœli in alto vertice.
Dans cet espoir inébranlable du triomphe définitif de nos idées universitaires aussi larges, aussi bienfaisantes pour tous, qu'elles sont modérées et respectueuses des droits d'un chacun, je demeure avec la vénération la plus profonde
De Votre Grandeur,
Monseigneur, Le très humble et très dévoué serviteur,
J.B,PROULX,Ptre,