‹ Question universitaire de Montréal (volume 2)Chapitre 10 sur 47 · I. — Les membres du " Conseil d'affaires de · texte numérisé non relu

I. — Les membres du " Conseil d'affaires de

l'Université Laval à Montréal " soumettent un projet de loi pour constituer civilement les Administrateurs de l'Université Laval à Montréal, à V examen du Conseil Supérieur de l'Université Laval. (4 sept. 1891.)

IT. — Le Vice-Recteur de l'Université Laval

à Montréal, l'abbé J. B. Proulx, transmet aux membres du Conseil Supérieur le susdit projet de loi avec une lettre où sont exposées les principales raisons qui militent en fa/eur de ce projet: 1Q les garanties qu'il donne à l'influence de l'épiscopat dans la direction des affaires monétaires de l'Université à Montréal ; 2° sa supériorité, sous ce rapport, sur le syndicat financier qu'il est destiné à remplacer ; 3° la nécessité où l'on se trouve à Montréal de créer, à courte échéance, un fonds monétaire offrant toutes les garanties d'une administration sérieuse, et cela sous sous peine de voir s'élever une Université

laïque. La lettre se termine par ces mots significatifs : " Leur confiance (aux membres du Conseil d'affaires) égale le respect avec lequel ils sont prêts à recevoir les suggestions qu'il plaira à Votre Eminence et à Vos Grandeurs de leur faire, pour le succès de la tâche qu'ils ont entreprise sous la direction de leur vénéré Archevêque." (9 sept. 1891.)

III. — Le Vice-Recteur de Montréal envoie à Mgr B. Paquet, Recteur de l'Université Laval, une copie du susdit projet de loi, en lui disant formellement: "Si vousmême, Monseigneur le Recteur, ou le Conseil de l'Université, aviez à nous communiquer quelques observations à propos de ce projet de loi, croyez que nous serions très heureux de les recevoir et oVen tenir compte^ (9 sept. 1891.)

IV. —Mgr Th. Hamel, Pro- Recteur de l'Université, en l'absence du Recteur, accuse réception du projet de loi et dit que, dans son opinion personnelle, il serait " surpris si le Conseil Universitaire se permettait de suggérer la moindre modification au projet présenté," entre autres raisons, u parce que la clause IX sauvegarde tous les droits conférés à l'Université Laval par la Charte Royale." (16 sept. 1891.)

V. — Le Vice-Recteur fait remarquer aux Evêques de la Province de Montréal qu'il

importe de ne pas fatiguer par des retards dangereux la patience des hommes de bonne volonté qui travaillent avec lui, et que, dans cette question du Syndicat, comme dans celle de l'union des deux Ecoles de Médecine, il convient d'agir doucement, fermement et promptement.

(22 sept. 1891.)

VI. — Le Vice-Recteur annonce à Son Eminence le Cardinal Simeoni, Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande, que, en conformité à la direction qu'il a reçu d'Elle, le Conseil d'affaires de l'Université Laval à Montréal a présenté son projet de loi à l'examen du Conseil Supérieur, comme il était d'ailleurs décidé de le faire dès le commencement. Le Vice- Recteur fait remarquer à Son Eminence qu'on a demandé, tant au Conseil Supérieur qu'au Conseil Universitaire, des suggestions et des observatv ns. Il ajoute: " Je suis plein de confiance. Cependant, je ne me fais pas d'illusions : les susceptibilités sont si grandes que je m'attends à quelque mouvement de flanc, à quelque arrêt momentané." (22 sept. 1891.)

Page 1