XXV. — Le Vice-Recteur, en réponse, soumet à
Son Eminence le Cardinal Taschereau que, à Montréal, on a certainement agi avec la plus grande franchise ; qu'on a soumis le projet de loi non seulement à l'approbation mais encore à l'examen du Conseil Supérieur ; qu'on a demandé à qui de droit des suggestions et des modifications ; qu'on a envoyé, d'abord, à Rome le projet, non pour le faire approuver dans ses détails, mais bien pour voir si, dans les circonstances, l'idée en serait désagiéable; qu'il n'a jamais été question, ni dans ses paroles, ni dans ses écrits, d'approbation du Saint- Siège ; et enfin que ce refus d'examiner en temps opportun le projet de loi peut compromettre des intérêts majeurs. (16 oct.
XXVI. — Mgr l'Evêque de St-Hyacinthe espère que la réponse du Cardinal Taschereau sera favorable (16 oct. 1891) ;
XXVII. ■ — Et aussi que le Conseil Universitaire reviendra de ses préventions. (17 oct. 1891.)
XXVIII. — Le Vice- Recteur expose aux Evêques de la Province de Montréal que Québec qui, en certaines occasions par lui précisées, s'est certainement trompé dans ses appréciations, donne, cette fois encore, à notre projet de loi si catholique une interprétation trop sévère et des intentions trop radicales. Le terrain de la lutte, si l'on ne
revient point sur ses pas, est transporté à Rome. (19oct. 1891.)
XXIX. — Son Eminence le Cardinal, après avoir dit au Vice- Recteur J. B. Proulx, qu'il était bien pressé après avoir perdu plus de quatre mois en consultations inutiles, répète que le projet de loi crée une institution indépendante, qu'Elle ne l'approuvera que si on lui démontre que c'est le désir du Saint- Siège ; puis Elle ajoute qu'Elle va s'en assurer. (19oct. 1891.)
XXX. — Réponse de l'abbé Proulx à la lettre précédente. Nouvelles protestations de la volonté qu'il a toujours eue de ne pas empiéter sur les droits du Conseil Universitaire. (21 oct. 1891.)
XXXI. — Le Vice- Recteur dans une communication aux Evoques de la Province de Montréal, discute, point par point, la lettre de Son Eminence le Cardinal Taschereau : et surtout il se disculpe de l'accusation d'avoir perdu du temps à faire, auprès de Rome, des consultations inutiles. (21 oct. 1891.)
XXXII. — Le Vice- Recteur, dans une lettre à Son Eminence le Cardinal Simeoni, résume en deux mots la difficulté présente, et en voit la solution dans le développement de la situation pacifique qu'a produit à Montréal l'application du Décret Jam dudum. (22 oct. 1891.)
XXXIII. — Le Vice- Recteur donne avis au Cardinal Taschereau qu'il descendra prochainement à Québec pour demander à Son Eminence de vouloir bien lui dire ce qu'il faudrait retrancher du projet de loi pour en faire un projet acceptable en tous points à l'Université. (23 oct. 1891.)
XXXIV. — Son Eminence, en réponse à la lettre précédente, dit formellement que, dans les circonstances, Elle ne peut, non plus que l'Université, proposer au proj et de loi aucun amendement, et qu'Elle a soumis ses doutes au Saint-Siège. (23 oct. 1891.)
XXXV. —Mgr l'Evêque de St-Hyacinthe est d'avis qu'il faut continuer à suivre la même ligne de conduite à propos du Projet de loi. (23 oct. 1891.)
XXXVI. — Mgr l'Evêque de Sherbrooke est d'opinion qu'il faudra avant longtemps avoir recours à Rome. (23 oct. 1891.)
XXXVII. —Mgr l'Evêque de St-Hyacinthe, de son côté, ajoute qu'il est bien important d'informer de suite le Saint-Siège de toutes ces difficultés qui nous viennent de l'Université à Québec. (24 oct. 1891.)
XXXVIII. — Le Vice- Recteur fait aux Evêques de la Province de Montréal certaines observations sur la lettre que lui a envoyée, le 23 octobre, Son Eminence le Cardinal Taschereau. Il conclut en exprimant l'idée qu'il
devient nécessaire d'envoyer quelqu'un à Rome " pour y défendre notre manière d'agir qui y sera certainement présentée sous un jour que nous ne pouvons admettre," et " pour y protéger la belle position que nous avons acquise par l'union des deux Ecoles de Médecine, au cas où Québec ferait revenir sur le tapis bien des questions." (26 oct. 1891.)
XXXIX. — Longue lettre de Mgr le Pro-Recteur au Vice Recteur, pour lui donner de longues et minutieuses explications sur sa lettre du 8 octobre. (14-2G oct. 1891.)