‹ Question universitaire de Montréal (volume 2)Chapitre 44 sur 47 · N° VIII · texte numérisé non relu

N° VIII

Montréal, 5 novembre 1891.

Monsieur le Curé,

Je pars ce soir pour Rome, avec Mgr Racine, Evêque de Sherbrooke. Je ne puis quitter Montréal, sans venir vous remercier de l'importante nouvelle que vous m'avez donnée. C'est bien tard, mais mieux vaut tard que jamais. La faute de cette négligence est tout entière, croyez-moi, à une accumulation d'affaires pas pareilles.

Votre bienveillance a fait que vous m'avez dit nombre de bonnes et gracieuses paroles ; une surtout m'a été sensible, c'est lorsque vous parlez de la droiture et de la sincérité de mes intentions.

Je suis toujours à me demander: Pourquoi ces défiances ? Pourquoi gêner son voisin dans le développement naturel de ses intérêts? Le Canada est un champ assez vaste pour satisfaire toutes les aspirations ; et le soleil du bon Dieu luit pour tout le

monde. Quand le Cap Diamant se porte bien, le Mont- Royal n'a pas la colique.

Veuillez agréer l'expression de ma reconnaissance et me croire avec une haute considération,

Monsieur le Curé, Votre très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Pire.

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