‹ Question universitaire de Montréal (volume 3)Chapitre 106 sur 147 · DOCUMENT N° CI · texte numérisé non relu

DOCUMENT N° CI

Montréal, 28 octobre 1889.

M. le Dr E. A. Poitevin, Profes. à l'Ecol. de M.

Monsieur,

J'ai l'honneur d'accuser réception de la lettre, par laquelle vous me renvoyez le document vous nommant Professeur titulaire de l'Université Laval, que

je vous avais remis entre les mains, il y a une quinzaine de jours, le 10 ou 11 du courant.

Je regrette, et le public en général, je crois, regrettera avec moi, qu'il vous paraisse impossible de vous ranger à l'opinion de la majorité de vos confrères.

J'ose espérer que les objections que vous avez à notre arrangement tomberont, et cela pour le bien de tous. Il ne peut m'entrer dans l'esprit que nous soyons fatalement voués à une existence de luttes et de divisions. Je serai toujours heureux de vous rencontrer et de discuter la situation avec vous ; car j'en ai la conviction, cette divergence d'opinion doit reposer surtout sur un malentendu et sur des explications mal interprétées.

En attendant le plaisir de vous voir, je demeure, avec une haute considération, Monsieur,

Votre très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Prêtre.

DOCUMENT N° Cil

Montréal, 26 octobre 1889.

Monsieur,

A mon retour d'Europe, vous m'avez remis un document du Conseil Universitaire m'informant " que je suis nommé professeur titulaire de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal."

Le document aussitôt reçu a été égaré, et ce n'est que ce matin qu'il a été retrouvé. Je prends la liberté de le renvoyer pour la raison que, dans les circonstances, je ne crois pas devoir accepter la nomination de professeur, que le Conseil Universitaire a bien voulu faire en ma faveur.

Avec haute considération,

Votre dévoué serviteur,

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