‹ Question universitaire de Montréal (volume 3)Chapitre 111 sur 147 · DOCUMENT N° CVII · texte numérisé non relu

DOCUMENT N° CVII

Montréal, 12 novembre 1889.

Cher Monsieur,

Depuis quelques jours, j'ai été fort inquiété, pour dire le moins, par certaines affirmations au sujet de la position de la Succursale Laval à Montréal. D'après le conseil d'amis mutuels, je me suis décidé à m'adresser à vous, et je vous fais, en conséquence, les questions suivantes :

Les promesses, faites par vous dans votre lettre du 27 septembre 1889, sont-elles valides :

lg Civilement, c'est-à-dire pouvons-nous en exiger

juridiquement l'exécution de la part de l'Université Laval comme membres de la Succursale ?

2° Sont-elles valides canoniquement f

3° Etiez-vous autorisé par le Conseil Universitaire, par procuration notariée ou autre, à faire ces promesses, de façon à lier la dite Université ?

4° Si oui, S. E. le Cardinal n'aurait-il pas le droit, d'ici à deux ans, de désavouer ces promesses ?

Comme pour moi, cette lettre a servi de base pour mon entrée dans la dite Succursale, et que c'est en m'appuyant sur elle que je me suis décidé à signer le document du 12 octobre, vous comprendrez facilement mon inquiétude, lorsque l'on m'affirme que les conditions sont invalides et civilement et canoniquement.

Je comprends que vous pouvez trouver que je fais peut-être des questions indiscrètes ; mais enfin, dans le moment actuel, il faut absolument voir clair et pouvoir répondre avec clarté et conviction aux objections que l'on ne manque pas de nous poser.

Croyez-moi, Monsieur le Vice-Recteur, en attendant une réponse,

Bien à vous,

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