DOCUMENT N° CXXV
Montréal, 26 novembre.
M. le Dr W. H. Hingston, Présid. Ec. de M.
Ci-incluse vous trouverez la copie des résolutions consenties hier soir par les médecins signataires de l'Union, laquelle vous m'avez demandée cet aprèsmidi par le téléphone.
J'ai exposé à Monseigneur l'objet de votre désir, et il a été heureux d'approuver ces résolutions. Elles feront plaisir, je n'en doute pas, à tous ceux qui désirent sincèrement l'établissement sérieux de l'éducation universitaire parmi les Catholiques de Montréal Mettons la main à l'œuvre hardiment : vous pouvez beaucoup dans cette direction. Le Pape respectera tous les droits.
Il est moralement impossible à vingt hommes divisés sur tant de points, de s'entendre ; il leur est facile, et même honorable, d'accepter la décision d'un arbitre sage.
Parmi les signatures que vous m'avez remises, vous remarquerez que le nom de M. Mignault manque. C'est certainement un oubli ; car il était évidemment
un de ceux qui étaient le plus en faveur de ces réso lutions .
Croyez que je suis, avec une haute considération,
Monsieur le Président,
Votre dévoué et humble serviteur,
J. B. PROULX, Prêtre.
N. B. — Après mûre délibération, on s'arrêta à ce parti, non que les deux Ecoles feraient un mémoire commun, mais que le Vice-Recteur de PUniversité Laval à Montréal, l'abbé J. B. Proulx, irait à Rome, représentant la Succursale, et que, de son côté, l'Ecole de Médecine y enverrait un délégué, M. le Dr L. Ed. Desjardins. Les deux délégués, poursuivant le même but, feraient chacun leur mémoire, en se plaçant au point de vue de leur institution.
De plus l'Archevêque de Montréal était heureux de profiter de cette occasion pour charger le Vice-Recteur de consulter le Saint-Siège sur plusieurs questions, se rapportant au fonctionnement de l'Université à Montréal.
Cependant l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, et la Faculté de Médecine de
l'Université Laval à Montréal, sans renoncer au projet de leur union, continuèrent à donner leurs cours, chacune dans leurs salles respectives. Les élèves de l'Université s'élevèrent, en nombre, de cinquante-huit qu'ils étaient l'année précédente, à une centaine environ.
Pour compléter la somme de ces documents, il ne me reste plus qu'à citer une lettre que j'écrivis à M. l'abbé Marcoux, en date du 15 décembre 1889, et la lettre de délégation auprès du Saint-Siège, qui me fut donnée conjointement par Nosseigneurs l'Archevêque et les Evêques de la province ecclésiastique de Montréal. Enfin, j'y ajoute la lettre de recommandation particulière que je dois à la bienveillance de mon Ordinaire.