DOCUMENT N° XXII
Montréal, 11 septembre 1889.
M. Le Dr W. H. Hingston, Prés, de l'Ec. de Méd.
Monsieur le Président,
Comme j'ai appris que vous deviez avoir une réunion des membres de votre Ecole cet après-midi, j'ai cru que vous auriez pour agréable que je soumette à vous et à vos confrères les quelques remarques suivantes :
Quand j'ai été nommé Vice- Recteur de la Suceur-
sale de l'Université Laval à Montréal, j'ai trouvé qu'il y avait eu de faites des démarches préliminaires pour la fusion de la Faculté de Médecine de la Succursale Laval et de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, et je m'en suis réjoui. , Un des premiers actes de mon administration a été de demander à M. le Docteur Rottot, doyen de la faculté de Médecine de Laval à Montréal, et à M. le Docteur Hingston, président de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie, de nommer un comité, de part et d'autre, pour étudier la question du placement des professeurs au cas qu'il y aurait fusion ; et j'apprends, d'un côté comme de l'autre, qu'on est arrivé à un résultat satisfaisant.
Pendant la retraite ecclésiastique, le clergé, réuni au Grand Séminaire de Montréal, a exprimé unanimement le désir de voir réussir la fusion en perspective, et cette démarche a doublé mon courage pour travail- 1er au rapprochement des deux Ecoles.
Samedi dernier, 7 septembre, j'ai eu l'honneur de vous soumettre un projet financier qui n'a pas paru vous déplaire. Or le temps presse. Puis-je vous demander de me répondre d'une manière officielle si mon projet financier vous convient, et si vous avez l'intention de vous prêter à la fusion des deux Ecoles avant la réouverture des classes.
Si nous pouvons arriver à ce but désirable, j'en bénirai le ciel ; nous aurons comblé les vœux de notre Archevêque, rempli les désirs du Souverain Pontife, en même temps que nous aurons travaillé pour le bien
du pays et de la religion, ainsi que promu les intérêts de tous. Croyez que je suis avec une haute considération, Monsieur le Président,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Prêtre.