‹ Question universitaire de Montréal (volume 4)Chapitre 1 sur 65 · Question universitaire de Montréal · texte numérisé non relu

Question universitaire de Montréal

Veuillez recevoir favorablement ce troisième rapport de ma gestion Universitaire, qui couvre sept mois de l'année 1891, depuis le premier de janvier jusqu'au trente-un de juillet.

Il n'y est pas question des mémoires et de la nombreuse correspondance que j'ai dû envoyer à Rome pour donner des explications à propos d'une certaine plainte que vous connaissez ; déjà je vous les ai présentés, réunis, avec les pièces justificatives, dans un volume de plus de 350 pages, que j'ai intitulé : " Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada."

Ce rapport est composé d'abord de trois opuscules que j'ai déjà fait paraître successivement pour répondre aux besoins du moment :

1° Quelques lettres de Mgr Paquet; 2° Réplique à u?ie lettre (le Mgr Paquet ; 3° Projet

de loi pour constituer en corporation les administrateurs de r Université Laval à Montréal ; puis d'une quatrième brochure : Questions diverses.

Dans cette dernière brochure j'ai suivi généralement l'ordre chronologique ; je ne l'ai interrompu que pour grouper certains documents, afin de donner plus de clarté aux diverses questions.

Pourquoi, me dira-t-on peut-être, publier tous ces documents in extenso, et ne pas se contenter d'un rapport succinct ?

Un rapport succinct, dans ces temps agités, pourrait être soupçonné de partialité, de restriction et d'habileté diplomatique. Les pièces in extenso, demandes et réponses, parlent pour elles-mêmes.

Je veux clicher, comme dans un métal solide, les opinions et les démarches du présent, afin d'empêcher les subterfuges insaisissables, les explications miroitantes et les souplesses d'interprétation.

Quant à moi, je n'ai rien à cacher. Tl ne m'en coûte pas, au besoin, de montrer le fond de mon âme, comme un livre ouvert. Je puis me tromper ; mais je suis certain de la droi-

ture de mes intentions, de la sincérité de mes efforts, de l'unité et de la franchise de mes vues, de l'excellence du but que je poursuis : le triomphe des décrets romains au milieu de nous, la prépondérance de l'influence épiscopale dans les sphères du haut enseignement, l'établissement et la consolidation de l'Université à Montréal sur des bases acceptables et pratiques. Sur la question universitaire, je puis répéter le vers du poète :

Le ciel n'est pas plus pur que le fond de mon cœur.

Après cette protestation, il ne m'en reste plus qu'une autre à faire, celle du respect et de la considération avec lesquels je suis

De Votre Grandeur,

Monseigneur, Le très humble et très obéissant serviteur,

J. B. PROULX, Ptre, V. R. U. L. M.

Page 1