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TROISIEME RÉUNION DU CONSEIL D'AFFAIRES

23 mars.

Le 23 mars, à 8 heures du soir, au salon de l'Archevêché, troisième réunion du Conseil d'affaires.

Etaient présents : les révérends Lecoq, de Foville et Proulx, les honorables juges Jette et Pagnuelo, MM. les Drs Rottot et Hingston, sous la présidence du très révérend L. D. A. Maréchal, V. G.

L'honorable juge Pagnuelo lut le projet de loi qu'il avait été chargé de préparer dans ses grandes lignes. Pendant trois heures, ce projet fut le sujet de l'examen de l'assemblée, qui le trouva large, fécond et substantiel. Il fut renvoyé au comité de rédaction, nommé lors de la

première réunion, avec instruction au dit comité de foire rapport et de ne pas s'écarter dans son travail des principes suivants, qui avaient depuis le commencement présidé aux travaux, aux délibérations et aux résolutions de ce conseil, savoir :

1° De ne rien admettre dans le bill, qui dérogerait aux droits ou privilèges de la charte royale de l'Université Laval ;

2° De s'inspirer, en tout point, de la lettre et de l'esprit des décrets romains ;

3° De laisser à l'Archevêque de Montréal le droit de veto dans tout ce qui regarde la morale et la doctrine, le fonctionnement universitaire, et même de l'étendre aux affaires d'administration monétaire ;

4° De constituer les évêques de la province de Montréal en un tribunal supérieur qui jugerait en dernier ressort de toutes les choses qui seront du domaine de ce conseil d'administration ;

5° De faire en sorte que ce conseil, non seulement soit un secours et un aide pour le Vice- Recteur, mais encore apporte, aux yeux du public en général, à l'administration de l'Université Laval à Montréal un prestige, une autorité et une confiance qui sont absolument nécessaires à son développement et à sa prospérité ;

6° D'intéresser clans cette organisation, non seulement les facultés, non seulement les gradués, non seulement les maisons d'éducation, mais encore le clergé et les laïques de toute la province, vu que, pour se fonder pécuniairement parlant et pour produire tout le bien qu'on est en droit d'en attendre, l'Université à Montréal a besoin du concours de toutes les classes de la société ;

7° De remettre la gestion monétaire de l'Université Laval à Montréal à un bureau, composé en grande partie de laïques marquants, qui ont fait leurs preuves dans la finance, de telle sorte, cependant, que l'unité d'administration et de contrôle soit conservée.

L'assemblée est levée sine die, laissant au Vice- Recteur le soin de convoquer la prochaine réunion, lorsque le comité de rédaction sera prêt à faire rapport.

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