H. E. DESROSIERS
Secrétaire.
Québec, 3 décembre 1890.
A MM. les Drs Fafard et Lamarche,
Professeurs de la Faculté de Médecine XI. L. M.
Messieurs,
J'ai l'honneur d'accuser réception d'une résolution de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal en date du 30 novembre 1890, dans laquelle il est dit :
" Considérant qu'en vertu d'une clause contenue
dans le bill universitaire actuellement devant la législature, les réclamations monétaires de l'École de Médecine et de Chirurgie de Montréal doivent être soldées d'après arbitrage ;
" Considérant que la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal a aussi des réclamations analogues dont il n'est pas fait mention dans la dite clause, tel qu'arrérages de salaire, matériel d'enseignement, mobilier, etc.;
" En conséquence, la Faculté de Médecine de
l'Université Laval à Montréal soumet hunible-
met qu'elle désire être mise sur le même pied que l'École de Médecine et de Chirurgie de Montréal au sujet de la clause sus-mentionnée et qu'il soit faitdroit à la présente réclamation."
Yoici ce que je crois pouvoir vous répondre, à vous messieurs les Drs Fafard etLamarche, comme délégués par la Faculté de Médecine pour me porter la résolution ci- dessus, bien que le temps me fasse défaut pour consulter Nos Seigneurs les Évêques.
Je sais que Nos Seigneurs les Évêques de la province de Montréal, pour l'avoir entendu de leur bouche, veulent respecter vos droits à l'égal de ceux des membres de l'École de Médecine et de Chirurgie de Montréal.
Comme ce n'est ni le temps, ni le lieu, de délimi ter l'étendue et la valeur de ces droits, je vous propose, au nom de Nos Seigneurs les Évêques. présumant leur autorisation, de remettre ce soin à trois arbitres, dont l'un serait choisi par Nos Seigneurs les Évêques, le second par les membres actuels de la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal, et le troisième par les deux premiers ou bien par les nouveaux membres de la
Faculté, c'est-à-dire, les membres actuels de l'École de Médecine ou de Chirurgie, selon que, pour ce troisième arbitre, les Évêques le désireront ou les circonstances l'exigeront.
Espérant qu'une réponse aussi formelle, aussi large et aussi catégorique, satisfera tous les professeurs titulaires de la Faculté,
Je demeure, Avec une haute considération, Messieurs, Votre tout dévoué serviteur,
J. B. PBOULX, Ptre,