Baissez la voix! Le rideau est baissé. Ils se je
tèrent en avant, tête baissée. Elle baisse les yeux. Il baisse l'oreille. Us baissèrent pavillon devant l'ennemi. Je vous ferai baisser le ton. H a bien baissé ses prétentions. Les eaux baissent rapidement. Les fonds ont baissé hier.
Le jour baisse. Ma vue baisse. Ce prédicateur baisse. Les actions ont bien baissé. Le pauvre malade baisse à vue-d'œil. Baissez-vous!
Battre.
1000. Le rempart a été battu en brèche. Le tambour
bat l'appel. Le pauvre homme bat la campagne. Ma compagnie bat la campagne (l'estrade). Battez la mesure! Les tambours battent aux champs. L'armée bat en retraite.
On bat la retraite. Battez les cartes! Le fainéant bat le pavé. Pourquoi me battez-voua froid? Le cœur m'a battu bien fort quand j'ai reçu votre lettre. Le public a battu des mains. Je vous mènerai tambour battant si vous êtea récalcitrants. Battez le fer quand il est chaud. J'ai battu toute la forêt sans trouver de gibier. Avez- vous battu votre blé? Nous avons battu l'ennemi. Je ne me battrai pas avec vous»
Nous nous sommes souvent battus. H se bat les flancs.
Briser.
1001. Il a brisé le joug. Je brise (rpmps) la glace.
Brisons-là. J'ai brisé avec lui. Ces cris mebrisent le tympan. Un brise-vent. C'est un brise-tout. Ce peuple brisa ses chaînes. Un rayon de soleil se brisa entre les feuilles. Je sui& brisé de fatigue. Je vous briserai comme verre.
Broyer.
1002. Cet immense rocher fat broyé. Les vagues se
broient contre des écueils. Bah ! vous broyez, toujours du noir.
Brûler.
1003. Il brûle de se venger. Il brûle la chandelle par
les deux bouts. Je brûle à petit feu. A brûle-
pourpoint. Il s'est brûlé la cervelle. Le bataillon a brûlé l'étape. Il m'a brûlé la politesse. Nous avons . brûlé le pavé. Le rôti brûle. Vous brûlez (au jeu de colin-maillard). Je me suis brûlé.
Clore et le Clos.
1004. Je saurai lui clore la bouche. La session est
close. Les débats sont clos. J'ai fait clore mon jardin d'une baie. J'ai trouvé porte close. Bouche close, au moins. A la nuit close, je rentrerai chez moi. Ils se battirent en champ clos. Le procès fut jugé à huis clos. Tenezvous clos et couvert. Il a les yeux clos.
C'est un beau clos de vigne.
Confondre.
1005. La tyrannie confond tous les rangs. Ne con-
fondez pas ces deux choses. Je suis confondu. Votre bonté me confond. Son mensonge est confondu. Confondons-nous dans la foule. Mes idées se confondent. Il se confondit en excuses.
Conter.
1006. Contez -moi tous vos chagrins. Vous nous en
contez. Elle aime à s'en faire conter. Conter fleurettes.
Convenir.
1007. Etes- vous convenus du prix? Us convinrent de
partir demain. Pourquoi ne voulez-vous pas en convenir? J'en conviens. Cela ne vous convient pas. Vous ne me convenez pas. Ce
climat ne m'a jamais convenu. Cela vous convient-il? Leurs caractères ne se sont jamais convenus. Chose convenue, chose due.
Coupée.
1008. Vous me coupez Therbe sous le pied. Vous me
coupez la parole. Vous vous êtes coupé. Menteur que vous êtes, vous vous coupez. Couper dans le vif. Couper le mal à la racine. On lui a coupé les vivres. Cela me coupe l'appétit. Coupez par le plus court. Leur voiture coupa la vôtre. Coupez (les cartes) ! Nous nous couperons la gorge si vous m'insultez.
Courir.
1009. Le bruit court qu'une grande bataille a été livrée.
H court la prétentaine. Le voilà qui court à toutes jambes. Il court le pays. H court les bals. Le courage court les rues. Cette nouvelle court les rues. Il faut se donner de la peine par le temps qui court. Il court le cachet.
Croquer,
1010. Elle a des dents qui croquent tout. La brebis fut
croquée par le loup. Il a croqué le marmot.
Cette enfant est jolie à croquer. Ce pain croque sous la dent. Voici de la pâte croquante. H sait bien croquer (faire un croquis). C'est un croque -mort. Il a une vraie figure de croque-mort. Manger à la croque-au-sel.
Débattra:.
1011. Nous avons débattu le prix. Es ont longtemps
débattu. Ils se sont longtemps débattus. A la Chambre des Communes toutes les affaires se débattent.
Désister (se).
1012. n s'est désisté de toute poursuite. H s'est désisté
de ses prétentions. Son avoué fut autorisé à se désister en son nom.
Détacher.
1013. Détachez ce miroir. Détachez ce cheval. Tenez
les bras détachés du corps. Un escadron fut détaché pour faire ce service. Quel coup de pied je lui ai détaché! Cet homme l'a détaché de • tous ses autres amis. Il est détaché du monde. Votre chien s'est détaché. Douze soldats se détachèrent et vinrent se former en ligue devant le condamné. ''Non^ je ne puis de vous détacher mes regards." Cet arbre immense et isolé se détache sur l'horizon. Au clair de lune, la vedette se détachait admirablement sur la colline. Sur un fond noir, cela se détachera fort bien.
La benzine détache la soie.
Dévorer.
1014. Il est dévoré de chagrin. Dévorez votre chagrin.
A la campagne, j'étais dévoré d'ennui. Il avait tellement faim qu'il dévorait. Pensez-vous que je puisse dévorer toutes ces absurdités? Les insectes ont tout dévoré. J'ai dévoré ce livre.
Elle dévorait son enfant des yeux. Dévorez vos larmes. Nous avons dévoré l'espace. La soif le dévore. Allez-vous dévorer cet affront? La maison fut dévorée par le feu, en moins d'une heure.
Donner.
1015. Je vous le donne en cent. Je vous donne vingt
ans. Me donnez-vous carte blanche? Ce monsieur se donne des airs. Donnez-vous la peine de vous asseoir. Je vais m'en donner. Cette porte donne sur la cour. Cette fenêtre donne sur le jardin. Le soleil donne dans la croisée. Les grenadiers donnèrent tête baissée au milieu de l'ennemi. J'ai donné dans le piège.
Le navire donna contre un rocher. H s'est donné à la paresse. Donner jour. Donne» le jour. Le vin donne à la tête. Je ne sais où donner de la tête. Vous n'êtes pas homme à donner là-dedans. Donnez! (au jeu de cartes). Donnez! (une aumône). Je vous donne le bon jour. Ce terrain donne beaucoup. Il a donné dans le panneau. La garde n'a pas donné. Il me donne du fil à retordre. Les vignes donneront bien.
Dresser.
1016. Dresser l'oreille. Dresser des autels. Dresser
un lit, une tente, un échafaud. Dresser le dîner. Dresser une volaille. Dresser un enfant. Dresser un cheval. Ce valet est bien dressé. Ce cheval est bien dressé. Cela fait dresser les cheveux. Il se dressa debout.
EcOKCHER.
1017. Vous serez écorché dans cette auberge. Vous
écorchez le français. Il crie avant qu'on l' écorché. Vous écorchez l'anguille par la queue.
Ecorcher vif. Je me suis écorché le doigt. Vous m'écorchez Toreille. J'ai les jambes écorchées. Vous écorchez mon nom. Cet usurier vous écorchera. Les boutiquiers nous écorchent. Un beau parleur ne s'écorche pas la langue.
Emmancher.
1018. N'achetez que des couteaux bien emmanchés.
Voici une affaire bien mal emmanchée. Ma foi, cela ne s'emmanche pas comme vous le pensez.
Engager.
1019. Il a engagé sa montre. Tout son bien est en-
gagé. Il engage sa parole (son honneur, sa signature). Il m'engage à me taire. Je vous engage à publier votre drame. Cela n'engage à rien. Il s'est engagé. Engagez donc la conversation. Le combat est engagé. Us ont engagé le fer. Vous engagez-vous solennellement? Je ne puis ouvrir la porte, la clef s'est engagée dans la serrm-e. Le régiment s'engagea dans un défilé. Quand un procès s'engage, on ne peut en prévoir la fin. Je suis engagée (pour une danse).
Entamer.
1020. Sa peau était à peine entamée. ^Le carré ne se
laissa pas entamer. Il lui coûte d'entamer son
trésor. Entamez donc ce pain. Entamez cette affaire. Il ne se laisse pas facilement entamer.
Entendre.
1021. Je lui ai fait entendre que vous n'avez pas vou-
lu rirriter. J'ai toujours entendu que notre association durerait cinq ans. J'entends que vous fassiez ma volonté. H ne veut entendre à aucun arrangement. Il ne sait à qui entendre. H n'y entend pas malice. Ils se sont entendus pour vous tromper. Qu'entendez-vous par ces paroles? Vous me donnez à entendre que je ne réussirai pas. Ils s'entendent comme larrons en foire. Vous m'avez mal entendu. Vous entendez mal. H entend à demi-mot. Je m'entends. Cela' s'entend. Entendons -nous. J'ai entendu dire que vous êtes malade. Je m'entendrai avec vous. A vous entendre, tout va mal. Nous payerons chacun notre écot, cela s'entend. Nous ne nous quitterons pas, bien entendu. H n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Je vous accompagnerai, c'est entendu. C'est un homme entendu. Je n'y entendais pas finesse. Il ne veut pas entendre raison.
Etbe.
1022. Je suis des vôtres. J'en suis. Je n'en suis pas.
Où en êtes- vous? J'en suis pour mon argent.
Je n'en suis plus. Y êtes-vous? Je n'y suis pas. Je n'y suis plus. Je n'y suis pour rien. J'y suis pour une moitié. Je suis à vous.
Qu'est-ce que c'est? Quoi qu'il en soit, je vous
dirai toute ma pensée. C'est un honiiêt 3 homme, si jamais il en fut. Si j'étais de vous. Il est de tout. Il n'est de rien. Il ne m'est rien de rien. Je suis à lire. Vous voyez où nous en sommes. H en est de même de nous. Allez voir ce qui en est. J'en suis réduit là. On ne peut pas être et avoir été. H n'en sera rien. J'en suis au chapitre IV. Il en est de cela conmie du reste. Vous en serez pour vos frais. Vous êtes sujet à caution. Soit. Ainsi soit-il!
EVENTEB.
1023. Du vin éventé. Une conspiration éventée. Even-
ter la mèche. Elle fait l'éventée. Eventer la voie.
Excéder.
1024. Vous avez excédé vos pouvoirs. Les dépenses
du budget excèdent les recettes. Vos plaintes m'excèdent. Je suis excédé de travail. Je suis excédé de fatigue. Vous m'excédez.
Faillir.
1025. J'ai failli mourir. J'ai failli de mourir. J'ai
failli tomber. J'ai failli de tomber. Louis XIV dit à ses courtisans: «Messieurs, j'ai failli attendre.» N'avez- vous jamais failli? Ce négociant a failli.
Faire.
1026. Je n'ai que faire de votre argent. Je vous ferai
bon vkage. Le général a fait pendre les espions. Je me suis fait recevoir bachelier ès-lettres.
Faites manger votre cheval. Ne faites pas rignorant. Vous me faites hausser les épaules. Je saurai me faire payer. Je fais bon marché de cela. J'ai fait un bon marché. J'ai fait réparer ma maison. Je fais de mon mieux.
Vous ne savez pas vous faire comprendre. Il se fit jour, répée à la main. Nous avons un domestique à tout faire. J'ai fait faire un uniforme. Faire appel. Faire l'appel. Il m'a fait savoir qu'il viendra dans la soirée. Je n'ai que faire de ce livre. Faites-en des choux et des raves. Je ne sais que faire de mon temps. Il fait le méchant. Il fait le grand seigneur. Il se fait grand. Il se fait tard. Ferons-nous de la musique? H a fait faillite (banqueroute). Vous faites toujours des niches. Ce tableau fait pendant à l'autre. Votre maison fait face à la mienne. Je n'en ferai rien.
Il a bien fait ses orges (prov.). H fait la pluie et le beau temps (prov.). Il ne fait que de se lever. Cet élève fait le malade. Pourquoi me faites-vous des signes? Vous n'en faites pas d'autres. C'en est fait! Je me fais à tout. Je me fais fort de vous convaincre.
Il fait de nécessité vertu. Je m'en fais gloire. Cela ne me fait rien. Il fait des châteaux en Espagne. Faites-moi la courte échelle. J'en fais mon deuil. Qu'y faire? Ils font assaut d'esprit. Ces pauvres demoiselles font tapisserie. Vous avez mal fait. Je fais la part de votre étourderie. J'en ferai une maladie. Je ne vous en fais pas un crime. Faites- moi place. Cette
cantatrice fait fureur. Mon neveu fait la commission. Vous m'avez fait bon accueil. Ils font bon ménage. Je ferai face à tout. Je vous fais grâce du reste. Il ne fait que chercher plaies et bosses.
Falloir.
1027. C'est un homme comme il faut. C'est un homme
comme il en faut. Arrangez cela comme il faut. Avez-vous réussi? — Il s'en faut de beaucoup; peu s'en faut; tant s'en faut; il s'en est fallu bien peu. Il me faut peu de chose. Encore faut-il que ... H n'en faut pas davantage.
Fausskb.
1028. Cette clef est faussée. Vous avez faussé votre
sabre. Une cuirasse faussée. La serrure est faussée. Il s'est faussé la voix. Vous avez faussé votre serment. Pourquoi faussez-vous le texte de la loi? Les mauvais livres vous ont faussé Tesprit. Il m'a faussé compagnie.
Ferrer.
1029. Faites ferrer votre cheval. Ce cheval est-il ferré
à glace? Prenez un bâton ferré. Buvez de l'eau ferrée. Il est ferré sur les mathématiques. Il est ferré à glace. Ce gaillard n'est pas aisé à ferrer.
Fournir ; La Fourniture.
1030. L'armée est bien fournie de vivres. Cet épicier
fournit toutes les grandes maisons du quartier. Mon père m'a fourni les fonds nécessaires. Il a fourni la carrière. On ne saurait fournir à tout.
Avez-voTis entrepris la fourniture? Cette couturière m'envoie une facture exorbitante:
ses fournitures reviennent plus cher que Tétoffe.
Fourrager.
1031. Le détachement est allé fourrager. Les soldats
ont fourragé tout le pays. Vous avez fourragé dans mes papiers. H fourrage dans tous les bouquins. Faut-il fourrager au vert ou au sec ?
Fourrer.
1032. H a tout fourré dans ses poches. Elle fourre
des aiguilles partout. Vous lui fourrez toujours à mangen Qui vous a fourré cela dans la tête? Pourquoi me fourrez-vous dans cette affaire? Il se fourre partout. H ne se sait où se fourrer. Un coup fourré.
Fourvoyer.
1033. Je me suis fourvoyé. Dans quel guet-apens vous
êtes-vous fourvoyé? Son esprit s'est fourvoyé.
Friser.
1034. Donnez-moi le fer à friser. H a les cheveux
frisés. Ses cheveux frisent. Ha frisé ses cheveux. La balle lui a frisé les cheveux. H frise la corde. Ce Monsieur frise la cinquantaine.
«Les hirondelles frisaient Tair et l'eau.»
Gagner.
1035. Combien gagnez-vous, bon an mal an? Il gagne
bien sa vie. Gagner son pain à la sueur du front. Que gagnez-vous au change? H a gagné depuis que je ne Tai vu. Il a gagné le rivage. Il a gagné les devants. Gagnez le large. Le froid m'a gagné. Ils gagnèrent sur ce vaisseau.
Gloseb.
1036. Une Bible glosée (dictionnaire international), H
glose sur tout. Une troisième troupe trouve encore à gloser (La Fontaine), Ceux qui veulent gloser doivent bien regarder chez eux s'il n'y a rien qui cloche (prov.).
Heurter.
1037. Vous heurtez tout le monde. Heurtez à la porte!
Cela heurte toutes mes idées. Il heurte les préjugés du public. Les troupes se heurtèrent. Il heurte à toutes les portes.
Jouer.
1038. Vous avez mal fait de jouer de finesse. Il joue
serré. Jouer de la prunelle. Jouons quitte ou double. Je joue de malheur. Vous jouez votre reste. Vous m'avez joué un tour pendable.
Jouons-leur une pièce! Vous m'avez joué. Vous vous jouez de ma tendresse. Faites jouer le chien du fusil. Il joue son va-tout. Jouer à qui perd, gagne.
Interdire.
1039. Je vous l'interdis. Un prêtre interdit. Ce jeune
homme a été interdit. Vous voilà tout interdit. Il s'interdit vite. Il s'interdit les voyages.
Laisser.
1040. H ne laisse pas d'avoir de l'esprit. Mon père
m'a laissé une jolie fortune. Laissez-moi faire. C'est à prendre ou à laisser. Vous avez du laisser-aller. Laissez-vous faire.
Lever.
1041. La toile se lève. J'ai fait lever des perdrix.
Levez le couvercle. H a levé le pied. Le juge de paix a levé les scellés. Le siège est levé. La consigne est levée. La séance est levée.
Pouvez-vous lever cet obstacle? On va lever l'ancre. Lever une armée. Lever un corps.
Lever un jugement, un acte. Les blés lèvent.
Il se lève de bon matin.
Louer.
1042. Il y a des chambres garnies à louer dans cette
maison. Je ne veux pas louer ce cheval (les deux significations). Je n'ai qu'à me louer de ce cheval.
Louvoyer.
1043. Le navire louvoya toute la nuit. Cet homme
passe sa vie à louvoyer.
Manquer.
1044. Nous manquons d'argent. Je ne manquerai pas
d'aller vous voir. Nous avons manqué de tomber de cheval. H me manque dix francs. Le pied lui a manqué. Les munitions ont manqué à l'ennemi. La bonne volonté ne me manque pas. Vous manquez à tous vos devoirs. Hélas! vous me manquez. Prenez garde!
vous me manquez. Vous manquez à votre devoir. Il m'a manqué. Il m'a manqué de parole. Vous vous manquez à vous-même. Si je vous ai manqué, je vous en demande pardon. Je vous ai manqué d'un quart d'heure.
Quelle belle occasion vous avez manquée ! Vous l'avez manquée belle, car la balle a passé près de votre tête. C'est une affaire manquée. C'est un ouvrage manqué. Il a beau s'obstiner, il n'est qu'un peintre manqué. J'ai manqué mon coup. Ne manquez pas de venir. Les vignes ont manqué.
Mettre.
1045. Vous y mettez du temps. Je me suis mis à
l'ouvrage. Vous me mettez à même de gagner ma vie. Vous vous mettez dans de beaux draps. Mettez -vous en mesure de remplir vos engagements. Je me mets en quatre.
Une fois qu'il s'y met. Il se met bien. L'armée s'est mise en mouvement. Mettez le couvert. Je me mets à tout. Ne vous mettez pas en peine de moi. Je me suis mis en route de grand matin. Vous m'avez mis dedans. Vous m'avez mis martel en tête. Mettez votre projet à exécution. Je vous mettrai à la raison. Mettez votre habit. Vous m'avez mis hors de moi. Nous avons mis en mer. Je m'y mettrai. Je me suis mis en tête de voyager.
Mordre.
1046. Il mord à l'hameçon. Il mord à la grappe. Vous
vous en mordrez les doigts. Il ne mord pas à l'Algèbre. H fit mordre la poussière à son antagoniste.
Passer.
1047. J'ai passé par là. H faut en passer par ses con-
ditions. La sauce fera passer le poisson. Vous
passez pour un jeune homme studieux. Faites passer le pain. H s'est fait passer pour officier. Je ne vous crois pas, soit dit en passant.
Passe pour cela ! Passez chez moi. Passez votre chemin. Cela m'a passé de la mémoire. Je ne vous passe pas votre négligence. Votre audace me passe. Vous passez tout votre temps à lire des romans. L'ennemi passa la garnison au fil de l'épée. Je puis me passer de votre assistance. Cette fleur se passe. Cet événement s'est passé en 1848. Toute sa fortune y a passé. Passons là-dessus!
Patauger.
1048. Il patauge dans la boue. Vous pataugez.
Payer.
1049. H a payé de sa personne. H paya d'audace et
d'efl&ronterie. Je ne me paye pas d'une réponse évasive. Vous me payerez cela. Vous payerez les pots cassés. Est-ce que vous vous payez de cette excuse? Je ne suis pas payé pour aimer cet homme. Il paya pour tous. Je vous payerai de retour.
Perdre.
1050. J'ai placé mon argent à fonds perdus. J'ai
écrit ce livre à mes heures perdues. C'est un homme perdu. Il a tiré à coup perdu. J'ai donné à corps perdu dans cette aflaire. Il est perdu de réputation. J'y perds mon latin. [H a perdu la tramontane.
Un tas d'hommea perdus de dettes et de crimes.
(CorneiUe.)
Piquer.
1051. Un poulet piqué. Une couverture piquée. Elle
s'est piquée au doigt. Il pique des deux. Mon frère se pique d'un rien. Je me pique de bien savoir les mathématiques. H s'est piqué d'honneur. Il se pique au jeu. Cela n'est pas piqué des vers (vulg.).
Planter.
1052. Planter un étendard. Vous voilà bien plantés!
Arrive qui plante! Je vais vous planter là.
Je vais le lui planter au nez. Je me suis planté devant la maison. Il ne demande qu'à planter des choux. Il ne demande qu'à planter ses choux.
Porter.
1053. Je m'y sens porté. Je me sens porté à .... Je
suis porté d'amitié pour lui. Je me porte fort pour tous. Cela ne se porte plus. Je me porte appelant. H se porta au fort de la mêlée.
Poser.
1054. J'ai posé pour mon portrait. Cet homme pose
toujours. Un homme posé. Je vous pose la question. Je pose en principe que .... Une main bien posée. Une maison bien posée.
Pouvoir.
1055. Cela se peut. Cela ne se peut pas. Je n'y
puis rien. Je n'en puis mais. Je n'en puis plus. Il pourrait se faire que je fusse absent. H se peut qu'il en soit ainsi, Puissiez-vous réussir! Cela se pourrait-il? Vous pouvez tout. H s'en défend tant qu'il peut.
Prendre.
1056. Je m'en prends à vons. Je vous y prends. Vous
vous y prenez mal. Je prends cela sur moi.
Vous le prenez sur un ton bien haut. Je me suis pris d'amitié pour vous. Ces jeunes gens se sont pris à rire. Ces vauriens se sont pris de vin. Bien vous en a pris de vous taire.
Prenez les devants. Prenez-le pour dit. H se prend au sérieux. Où avez-vous pris cela? D se prend au piège. Je vous prends pour honnête homme. Ça ne prend pas. H a pris la mouche. Tous les membres de la famille ont pris le deuil. Le poivre me prend à la gorge. La rivière est prise. Je sais comment il faut le prendre. Le feu prit à ma maison. Pour* quoi le prenez-vous ainsi? A tout prendre^ je ne vous le conseille pas. Qu'est-ce qui vous prend? Prenez le dessus. Je prends à tâche de vous plaire. Je suis pris au dépourvu. Vous en prenez à votre aise. H s'est pris à la comédie. Prendre d'assaut.
Prétendre. Prétendu.
1057. Je prétends vous déranger. Je prétends avoir
des droits à cette succession. Je prétends au quart. Je prétends partir demain. Il peut prétendre à tout. Un orateur prétendu. C'est mon prétendu.
Prêter.
1058. Prêter serment. Prêter l'oreille. Prêter le flanc.
Je ne m'y prêterai pas. Prêter foi et hommage. Prêter sur gage. Ce sujet prête beau-
coup. Cette étoffe prête. Il se prête à tout. Je vous prête mon ministère.
Petit poisson deviendra grand Pourvu que Dieu lui prête vie — .
La Fontaine.
Je vois avec douleur que mon maître et mon roi Prête à mes ennemis plus de crédit qu'à moi.
Emile Augier,
Prévenir.
1059. Je vous préviens. Je suis prévenu en votre
faveur. Vous voulez me prévenir contre lui.
Il m'a fait prévenir de son arrivée. Vous m'avez prévenu. J'ai prévenu toutes les objections. Vous prévenez mes désirs. Prévenez-moi.
Ravaler.
1060. Je lui rferai ravaler ses paroles. Il se ravale.
Regagner.
1061. Il a regagné (rattrapé) le temps perdu. Le pe-
loton regagna le gros du régiment. Nous avons regagné le terrain perdu. Ai-je regagné votre estime? Nous avons regagné le dessus du vent.
Relever.
1062. Relevez cela. J'ai fait relever ma maison. Cela
m'a relevé. Il relève ce qu'il dit par son esprit. La laideur de sa compagne relève sa beauté.
Je l'ai relevé du péché de paresse. Relevez les factionnaires! Vous n'êtes pas relevé de votre parole. Elle est relevée de ses vœux. Cela ne relève pas de moi. H relève les beaux endroits du poëme par sa déclamation.
Remettre.
1063. Remettez-vous. Me remettez- vous? • Remettez-
moi votre argent. Remettez ce livre à sa place. Priez Dieu qu'il vous remette vos péchés. Cet homme a été remis dans tous ses droits. Je m'en remets entièrement à vous. Je ne vous remets pas. Je remets vos traits. Le médecin m'a remis l'épaule. Il n'a pas remis les pieds chez moi. H remet tout au lendemain. C'est remis à neuf.
Rendre
1064. Il m'a rendu la santé. Vous me rendez la vie.
Cela revient à tant, rendu à Paris. Cela ne rend rien. Ce chemin rend au village. Rendez-vous ! Je me rends à Paris. Je me rends, car je n'en peux plus. Je mS rends à vos raisons. Cela ne peut se rendre en anglais.
C'est bien rendu. Je ne saurais rendre l'impression que j'ai ressentie. Rendez-moi mon livre. Voltaire disait : «si Dieu a fait l'homme à son image, l'homme le lui a bien rendu.»
Reprendre.
1065. Reprenez votre argent. Pourquoi me reprenez-
vous? Cet homme reprend. La rivière reprend.
Il reprit : etc. Il reprend son sérieux. Il n'y a rien à reprendre. Le froid a repris.
Revenir.
1066. Je ne reviens pas de ce que vous m'avez dit.
Je suis revenu de mon erreur. Je suis bien revenu sur votre frère. Il me revient de tous
les côtés que vous allez partir. Ce pkt me revient assez. Revenez à vous. Il est revenu sur l'eau. Votre figure me revient. A combien cette cravate vous revient-elle^ Pour en revenir à nos moutons. Ne revenons pas làdessus. Cela revient au même. Je n'en reviens pas. Je n'ai point d'intérêt à plaider cette affaire, car il ne m'en revient rien. Revenez à vous. Vous en reviendrez. Ne mangez pas d'ognons : ils reviennent. Cette logique-là ne me revient pas. (Molière.)
Rire.
1067. Il rit sous cape. C'est un pince-sans-rire. Il
rit aux éclats. Il rit jaune (du bout des dents, des lèvres). Vous me faites rire. Je me ris de vous. Rira bien qui rira le dernier. Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.
Rompre.
1068. Ce monsieur est rompu aux affaires. Je suis
rompu de fatigue. Vous me rompez la tête.
Il n'a pas rompu d'une semelle. Il fut applaudi à tout rompre. Il a rompu son ban. Rompre le jeûne. J'avais les bras rompus. Il est rompu aux affaires. La glace est rompue. Je lui ai rompu en visière. A bâtons rompus. Rompez vos rangs!
Rouler.
1069. Il roula de gros yeux. Il roule carrosse. H
roule bien des projets dans sa tête. Roulez cette pièce de mérinô. Il a roulé les quatre
• fers en Pair. Ils roulent sur Por et l'argent. La conversation roula sur un sujet intéressant. Tout roule sur moi. Roule ta bosse! (vulg.) AH^e cravate est roulée. Ils roulent ensemble.
Sauter.
1070. Toute votre fortune y sautera. Le malheureux
s'est fait sauter la cervelle. Cela saute aux yeux. Il faut sauter le pas. Il lui sauta au collet. Sautez ce passage. Cette nouvelle le fit sauter aux nues (au plancher). Sautez en selle. Le capitaine fit sauter le vaisseau. H a fait sauter la coupe. H fit sauter la banque.
Sauver.
1071. Sauve qui peut! Il faut sauver les apparences.
Sauvons-nous! Sauvez-moi! C'est bon marché, mais le boutiquier se sauve sur la quantité.
Sauvez les dehors. La naïveté sauve la gaucherie.
Savoir.
1072. Je ne sache rien de plus grand qu'un homme
qui se dévoue au triomphe de la justice. Je ne saurais faire ce que vous exigez de moi.
Cet officier ne s'est jamais battu, que je sache, n en sait long. Cette dame a un je ne sais quoi qui la rend charmante. Vous ne réussirez pas dans cette entreprise; — Reste à savoir.
Cet homme a beaucoup de savoir. Il a du savoir-vivre. Il a du savoir-faire. A savoir. Vous ne savez pas de quoi il retourne. Sachons braver la persécution.
Sentir.
1073. Cela sent bon. H ne puis pas sentir cette femme.
Il sent le fagot. H sent le terroir. Ce livre sent le terroir. Je lui ai fait sentir qu'il m'ennuyait fort. Votre discours sent le collège.
Ses manières sentent le village. H ne se sent pas de joie. Je me sens soulagé. H faut que chacxm s'en sente. Vous vous sentirez longtemps des effets de votre blessure.
Sonner.
1074. Cela sonne mal. Vous faites sonner vos titres
bien haut. Nous viendrons à quatre heures sonnantes. J'entends être payé en bonnes espèces sonnantes. Il n'a sonné mot. Matines bien sonnées sont à moitié dites. La retraite a sonné. Sonnez du cor ! On sonne. On sonne les vêpres. L'horloge vient de sonner minuit. La trompe sonne la chaîne. Cela sonne creux.
Souffler.
1075. Vous n'osez pas souffler. Il n'a pas soufflé mot.
Il croit qu'il n'y a qu'à souffler. Il souffle
comme un bœuf. Il a soufflé la chandelle.
Soufflez le feu. Je lui ai soufflé sa réponse.
Il m'a soufflé ma place. Il souffle le chaud et
le froid.
Si vous soufflez si haut, on ne m^entendra pas.
(Les Plaideurs.)
Surfaire.
1076. Il surfait toujours sa marchandise. C'est une
réputation surfaite (un homme surfait). Il me répugne d'être surfait.
Tenir.
1077. Mon oncle me tient lieu de père. Je tiens cela
de mon père. Je tiens de mon père. Je tiens à mon père. Je tiens à parler. J'y tiens.
Je n'y tiens pas. Je n'y tiens plus. Vous ferez bien de vous taire, car je n'y tiens plus. Venez me voir, j'y tiens. Qu'à cela ne tienne ! S'il ne tient qu'à cela! Faites-lui tenir ce livre. H ne tient pas à moi que vous n'ayez votre brevet. Si vous ne passez pas votre examen, cela tient à votre paresse. Vous avez été tenu pour mort. Je tiens l'aflFaire faite. Je tiens cela à grand honneur. Je ne tiens pas à la vie! Vous ne m'avez pas tenu parole. Je ne, sais à quoi m'en tenir. Tenez- vous-en là. Tenez-vous-en à ce que je vous dis. Je me suis tenu à l'ouvrage. Tenez-moi parole.
Tenez-vous droit. Je m'en tiens à ce que j'ai dit. Ne vous en tenez pas à si peu de chose.
Vous vous tenez bien à cheval. Tiens, tiens!
Tenez, ne me mettez pas en colère. Il ne se tient pas de joie. Il se tint les côtes de rire. Quand on est bien, il faut s'y tenir. J'y tiendrai la main. Vous n'avez qu'à vous bien tenir. Il en tient pour elle. H n'y a morale qui tienne. (Molière.)
Tirer.
1078. Ils sont à couteaux tirés. Cela peut tirer à con-
séquence. Cela tire à sa fin. Cette étoffe tire sur le rouge. Ce chasseur tire bien. Veuillez me tirer d'embarras. Je vous tirerai les oreilles.
Je ne puis m'en tirer. Il me tire en arrière. Il tire la langue. Quand le vin est tiré, il faut le boire. Il s'est bien tiré de son rôle.
Ce mot se tire du latin. Tiré au cordeau. Tiré
à quatre épingles.
Tomber.
1079. Nous sommes tombés d'accord. . Je tombe des
nues. Le jour commence à tomber. Il tombe en enfance. Il est tombé de toute sa hauteur. H est tombé dans Tafifectation. La mode tombe, n est tombé de fièvre en chaud-mal.
Les bras m'en tombent. S; jamais vous tombez sous ma coupe! Cela tombe bien. Cette maison m'est tombée en partage. H s'est laissé tomber. H m'a fait tomber. C'est un homme tombé.
Toucher.
1080. Nous touchons au printemps. Ce que vous dites
me touche de près. H me touche de près.
Il m'a fait toucher la chose au doigt et à l'œil. Je vais lui en toucher quelques mots.
On dirait qu'il n'y touche pas. Elle fait la sainte nitouche. J'ai touché mes appointements. Touchez- vous du piano? Ne touchez pas au piano.
Tourner.
1081. Vous avez tourné toutes mes paroles en raillerie.
Pourquoi me tournez-vous en ridicule? La chance a tourné. Il tourne à tout vent, comme une girouette. Il a l'esprit mal tourné. H tourne bien le vers. H tourne tout en bien, n tourne ses bottes. On m'a fait un compli-
ment bien tourné. H tourne autour du pot.
Vous tournez la question. Tournez votre carte. Le lait est tourné. Je me tourne de votre côté. Je tourne mon oncle à mon gré. Tournons le feuillet! Il a tourné bride. Elle lui fit tourner la tête. Cela fait tourner le sang. Tournez droite! en avant!
Tbancheb.
1082. H tranche du grand seigneur. Tranchons le
mot! H tranche du grand. Cela tranche la question. H veut trancher de l'orateur. Trancher dans le vif. Trancher court. Un de ses aïeux était écuyer tranchant.
Trouveb.
1083. Je ne trouve pas à redire à ce que vous dites.
Comment trouvez-vous ma redingote? Je me suis trouvé mal. Je m'en suis trouvé mal. Je m'y suis trouvé mal. Je me suis bien trouvé de vos conseils. Je ne trouve pas mauvais que vous cherchiez à vous amuser. Allez trouver votre père. Comment vous trouvez-vous? Je me trouvais alors à Paris. Trouvez bon que je vous paye. Il trouve le temps long.
Valoir.
1084. H ne fait rien qui vaille. Cela vaut cinq francs.
Il fait valoir ses terres. Il se fait valoir. Chacun vaut son prix. Je ferai valoir mes droits. Un homme en vaut un autre. Je sais ce qu'en vaut l'aune. Cela ne vaut rien. Faites-vous valoir. Il fait valoir ses marchandises. Il n'a pas un sou vaillant. Vaille que vaille! Je
vous remets cent francs à valoir sur mon compte. Un averti en vaut deux. Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
Venir.
1085. Je venais parler de vous. Je venais pour parler
de vous. Je venais de parler de vous. Je venais à parler de vous. J'en vins à parler de vous. Venez me prendre. Je viens d'écrire. Nous en sonunes venus aux coups. Faites venir le médecin. En êtes-vous venu là? Je vous vois venir. Où voulez- vous en venir? H me vient une idée. Je le verrai venir. H se fait bien venir de tout le monde. Ce qui vient par la flûte s'en retourne par le tambour. Le bien vient en dormant. Un malheur ne vient j'a-
mais seul.
Virer.
1086. Virer de bord, — au large, — à la côte, —
le cap au sud. Virer les mouches. Vous avez beau tourner et virer. Cet homme ne fait que virer de bord.
Vivre.
1087. Je vous apprendrai à vivre. Vous ne savez pas
vivre. Il vit à table-d'hôte. Il faut que tout
le monde vive. Ce pauvre garçon vit au jour
le jour. Je vis bien avec tous mes collègues.
Mon père vit de ses rentes. J'ai de quoi vivre.
Vive la France! Qui vive? Soyez sur le qui-
vive!
Voir.
1088. H ne voit pas plus loin que son nez. Je ne vois
goutte. Je n'y vois goutte. Je n*ai rien à voir à
cela. Voyons! ne vous toonueutez pas. Vous voyez tout en beau et. votre ami voit tout en noir. Je ne vous vois pas de bon œiL H ferait beau voir cela. Voyez .à nous faire dîner. J'ai vu le jour en Lorraine, Cela s'est passé au vu et au su de tout le village. Il ne a vu bien d'autres. Faitesvous voir. Je verrai à cela. Il n'y voit pas plus loin que le bout de sonnez. H n'a jamais rien vu que par le trou d'une bouteille.
Vouloir.
1089. A qui en voulez- vous? C'est à moi que ces gen-
darmes en veulent. Me suivrez-vous ? — Je le veux bien. Je vous veux du bien. Je veux bien ne pas vous punir cette fois. Je vous veux du mal. Je n'en veux pas. Je ne vous en veux pas. Je m'en veux. Je vous en veux. Veuillez m'écrire demain. Dieu le veuille! Que voulezvous dire? Je veux qu'il en soit ainsi! Que voulez-vous qu'il fasse? Que me voulez- vous?