LE POURCENTAGE DES VOCATIONS
Grâce à Dieu, le Canada français n’a à déplorer ni disette ni pénurie de vocations. On peut même dire sans exagération que le ‘total annuel lui fait grandement honneur. Aïnsi, je pourrais citer un Séminaire, fondé en 1873, qui compte actuellement quarantecinq étudiants en théologie.
Mais, le coefficient des vocations ne pourrait-il pas être plus élevé ? on peut le présumer sans présomption, en supposant une culture plus intensifiée et plus universalisée. Aïnsi, étant donné la mentalité religieuse de nos paroisses, le nombre de nos séminaires tous surpeuplés, le chiffre de la population, la situation privilégiée du clergé, le pourcentage des vocations n’a pas encore atteint son maximum. Un simple coup d’oeil sur la carte paroissiale le démontre suffisamment. Telle paroisse sacerdotale, si je puis ainsi parler, est la voisine immédiate d’une autre qui ne l’est guère. Pour préciser davantage, une paroisse de sept cents âmes à peine s’'enorgueillit de compter vingt moissonneurs spirituels à l’oeuvre, tandis qu’un bon nombre d’autres plus populeuses ne peuvent en citer que trois ou quatre. Sans doute, le Saint-Esprit souffle où 11 veut, mais ce parallèle, sur lequel je ne veux pas insister, est un problème intéressant, facile à résoudre, et qu’il est bon de méditer.