DOSSIER DU PETIT SEMINAIRE DE QUEBEC
Actuellement, s1l n’est plus un petit séminaire canonique au
sens strict du mot, il n’en est pas moins resté une pépinière sacer-
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dotale, qui a fourni un clergé national admirable, identifié avec le
spirituel et le temporel de son peuple, cumulant souvent les fonctions les plus diverses.
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Plus que cela: après avoir fondé seul Puniversité Laval, il distribue présentement l’enseignement classique aux deux Ecoles apostoliques de Québec. |
S'il pouvait parler, il aurait done bien raison de sécrier: Qu’aurais-je dû faire que je n’ai pas fait ?
IT peut aussi contempler avec un légitime orgueil notre pléïade de collèges classiques fondés— la plupart du moins—par ses anciens élèves, et qui lui ressemblent comme des frères. (C’est, en effet, à son image et à sa ressemblance qu'ont été créées — au cours du 19e siècle — ces maisons d'enseignement secondaire; par conséquent, mixtes comme lui, pour les mêmes raisons, et rendant les mêmes services à lEglise et à PEtat. Fils ne sont pas des petits séminaires canoniques proprement dits, ils sont du moins sous la direction d’un personnel ecclésiastique, visant à faire de bons chrétiens des élèves qui ne peuvent aspirer à la prêtrise. Les centaines de mille piastres récemment souscrites en faveur de plusieurs d’entre eux, ainsi que l’allocation de 190,000 piastres votée par le Parlement de Québec à nos dix-neuf collèges classiques, témoignent éloquemment de lestime et de la reconnaissance du peuple et de lélite intellectuelle.