EXPLICATIONS A MES COLLÈGUES
Paris, 15 juillet 1862. Messieurs et savants Collègues,
L'espérance que je conservais encore, il y a quelques jours, de rouvrir mon cours en 'ce semestre, ne s* est pas réalisée. La pensée que mon nom pourra rester attaché, dans l'histoire du Collège de France, à un incident restrictif de nos libertés est pour moi la cause d'un véritable regret. Je suis obligé de vous dire en peu de mots à quel point de vue je me place pour croire qu'en tout ce qui s'est passé je n'ai pas manqué à mes devoirs.
Quatre reproches m'ont été adressés. On a trouvé fâcheux que je me sois obstiné à poursuivre une chaire où je devais m' attendre à de graves difficultés.
On m'a, tyâjné 4,'ayojr.,firittok l'<mv<$rtw:e>d* coup, une leççtn d/u^cfir^tère géirépal. Qa ^critiqué, efcle sujet ^uej'avtf»? choisi ppur la prepûèrp Ipçon^pU la mapiè^ floptj'ai twfté cç sujefr U pïest pas <iaiœ mon caraejtère 4s iqe.pçper çn infai^lei, Je respect .tous les juge/nçpts sifl<#r$s ;t je dé^re sçulejnentçqw l'on sacfyede qp^ls pçipçipçs jp sqp pufti. etf quffciÉ» Top répr.ouyfr ces p^nç^fi^ onjp'épargnq.d^^fMâos l>pçus^op(.^ç l^gère^. , , . ,tl .. .• ,uv
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Pourquoi j'ai aspiré à la chaire d'hébreu au Collège de France, ,.
; Vous s$,Y|?fl pftïPrp^nt, Ja» phaire 4e ft Jaiagues héfemr. que, c^4¥'q»e # ^Kr»q^,:».4civittt7iftC4«te» m$çp«> tembrp ^ô^paU&.pçMsi rfl^e>«&We de M, JÉtiéuif* Quatr^fnè^^^Qftt #a rççQnnaispant.çtf^uLjiae manquait pojur succéder àc^.c\Qqte.^ienjt^li8tef je crus! devoir me porter . jço^imei ■ QawUd^ti Ai il» • chdîre ..quf tf* avait OjCcvipéeMJe voua rendis -tes .y^itG&d'us&ga^etvoqs ,infp,rm^;4e! m^mtpqïvWiippyr?lqicaB.aju.lM présentations seraient xteroanflées. ^p, çelasjfi.ne fan * s$is que suivre, yp, des^ip^^iMSslpngt^iip^arrëté. J'a^ toujçijr^ vdonné pour but à ma mr^re isciem^
fique de contribuer selon mes forces à relever les études sémitiques anciennes de rabaissement. où, malgré d'honorables exceptions, elles sont restées, en France, depuis Richard Simon. De bonne heure je reconnus que l'infériorité critique de la France, au xvine siècle et au commencement du xix% surtout quand il s'agit de la haute antiquité, tenait à la faiblesse de ces études parmi nous. Maltresse des sciences historiques jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes, la France, depuis cette fatale époque, lègue à la Hollande et à l'Allemagne le soin de continuer l'œuvre qu'elle . avait si glorieusement commencée. 11 y a là un grand arriéré de deux siècles à réparer. Ceux qui me connaissent me rendront cette justice, que ce dont j'ai une fois embrassé la pensée comme un devoir, je ne l'abandonne pas. Je pris avec moi-même l'engagement de ne jamais accepter d'autre chaire que celle pour laquelle je me croyais, une vocation spéciale. Pendant quatre années, du reste, la question fut écartée ; M. le ministre ne crut pas devoir immédiatement pourvoir à la chaire. Usant du droit que lui confèrent les règlements actuels du Collège, il ne demanda pas les présentations, et il nomma un chargé de cours.
En août 1861, au moment où je prenais un peu de repos dans le Liban, je reçus une bienveillante com-
munication qui m'autorisait à prétendre, pour l'époque.de mon refour en France, à une place parmi vous. J'accueillis comme je le devais une ouverture si conforme à mes désirs. Le Collège de France est la plus belle partie de notre système d'enseignement, et, selon moi, le principal contre-poids à ses défauts. Appartenir à ce grand établissement, qui représente le progrès de la science libre, avait toujours été mou ambition. Mais je répondis en même temps que je n'accepterais jamais qu'une seule chaire, celle pour laquelle j'avais déjà fait auprès de MM. les professeurs des démarches de candidat, celle qui était devenue vacante par la mort de M. Quatremère. J'avais alors pour unique conseil ma sœur bien-aimée, qui devait, quelques jours après, expirer près de moi. Cette personne, d'un jugement si sûr et si purement gouvernée par les considérations de l'ordre moral, me dit que je ne devais pas céder, quelles que fussent les difficultés. Jp n'ai jamais eu beaucoup de goût pour les petites habiletés qui forment souvent le tissu des vies les plus honnêtes ; tous les avantages de ce monde ne me semblent pas valoir la peine qu'on dévie tant soit peu de ce que l'on croit le bien. One année de commerce assidu avec l'antiquité, et la méditation des grands problèmes historiques qui me préoccupaient en ce moment, ne firent que forti-
fier en moi une telle disposition. La perte de ma courageuse compagne m'attacha plus que jamais aux études qui m'avaient coûté si cher. À mon retour en France, je vis une sorte de révélation impérative dans le conseil. d'une amie qui ne m' apparaissait plus qu'environnée du nimbe sacré de la mort.
M. le ministre comprit, du reste, qu'une nomination entourée des formes ordinaires et provoquée par votre suffrage couvrait mieux sa responsabilité. Il vous demanda les présentations, conformément aux usages. Vous m'accordâtes l'insigne faveur de me placer en première ligne. L'Académie des inscriptions et belles-lettres me fit le même honneur. Prenant acte de ces deux présentations, M. le ministre voulut bien proposer ma nomination à Sa Majesté l'empereur, qui, par un décret du 11 janvier 1862, daigna la ratifier.
Nature de la chaire d'hébreu au Collège de France.
Le décret parut au Moniteur, accompagné d'un rapport où M. le ministre exposait la nature de la chaire à laquelle il s'agissait de pourvoir. La rédac-
VM LA CHAIRE O'HÉBttEU'i
tioà de ce rapport tfiétafo pats de 'totrt' point ^eelle^u^ j'eusse préférée ; mais tien ri' était changé dû p*&* gramme de la chaire. 11 est clair,' en effet, que^si**^ tels changements eussent «été dànà l'inte&tioti flé- M. le mibistre, ils dussent dû ètte faits avant? les présentations. C'est & là chaire de M. QuatremèrteV telle que Mi Quatremère la posséda, que favai» aspiré et que vôtre suffrage m'avait désigné. Le tei^ nistre a le droit de changer la nature des chaires dtà Collège de France ; mais, dans ce cas, il ne fetù&et&ë pas de présentations, et, en supposant que pout tffc^ clairer il jugeât à propos de le faire, il va sans l&dirte, qu'il devrait préalablement vous avertir qute la chaire à laquelle il vous invite à présenter n'est ph&: ce* qu'elle avait été jusque-là. Comment présenter dé# candidats à un enseignement dont on ignore la faa^ ture? Comment le candidat lui-mêmfc petit-il prë-' tendre à une chaire dont le programme ne serait pas1 fixé? Qui sait s'il se fût présenté dans les conditions nouvelles qu'on introduirait inopinément le jôtirde* la nomination ? Le rapport de M, le miniètre à l'empereur laissait donc à la chaire sa parfaite identité1.
1. Une assertion, qui s'est produite au Sénat, m'a obligé d'écrire aux journaux la lettre suivante (4 avril 1867) :
u Dans la séance du Sénat du 2 avril, M. Bouland a parlé d'engagements que j'aurais pris avec lui, lors de ma nomination au Collège de France. L'honorable sénateur veut-il parler d'obligation»
AUi.C0tU.ftGB iBEAflBAlUEE; ~ 197
Hi^xpfriflîi^^pfiisamm^t) <jfos idées, ppr, lesquelles u&Uf étionstiâiliccûrdv Ces idées* i du resté, étaient si rôqples* jqtf sites, devaient se présenter d! elles-mêmes ^itout)h(m.ftapa1t<.l^S'V)oici,c-^.- » mi »;is- •. i,v -i .r..^saJivreS]qui'de>iveat sBryiride4èxte:k;des le^oris (Je ^ tlarogUGS) hébraïque, <ibaldaïquie et -syriaque » sont; ^ grAfidQ jpartrô.dea >1 jvcels saocésw: Les cultes isnaélitev ctffeotiauft #rote$to«jt,uy cherttbenfc des dqgoies,! dfss pfti^^des^nsflUtioité religieuses* les -fondements 4,MftftftfeistW^s^inte^,4iD,aHmentp0Qpla piété. i'Éfcoi mmquerftits!^ aies devoirs fs' il loliench sût à troubler les âjpeft.da#$ oea> pieuses méditfUipns. Utiasçignemerit çalig^u^^i tous $es/ degrés jèuit d^ là liberté 1^ plus ^flÇjli^e, ftaw&Jtes.fep ultés/de ^béolôgië c^thbliquccét pi$fâ$taQt$ < q dftna 1 iles » sâm&ajta&q rabbiniques , : 1 pies p^<rf(^e^^i$ihfi^<(W|b agitféaipwi'tftiitorité religieuse c^péjljeip^ieweigii^pt l'bôbreo, défendent les innt^r&fttipitiH tra4rtU>»iae}le$ et. demandent, aux livres afljt^l5fi,U^s^ft;Ûeft. croyances reçues par chaque
M^si éwdfflKtiqufuQ tel ordre de discussions ne
résultant du titre et de la nature môme de la chaire à laquelle, j'-étarô 'j>oriél< par le doubîc suffrage du Collège de ÏYancë et de l'Institut? Ces obligation3-là,lje ctfdis tes avoir bien remplies. Quant à' désengagement* persànde!»', limitant ^e» ce qui me concernait le prt9f^ramnM»iel<i1a' liberté1 de l'enseignement1 en'quèSti on1,' je \T<*i ai pris -et n'en pourais preridre, ni de vive Voix ni 'par écrit. » '
peut trouver sa place au Collège de France. Quand on recherche les intentions si justes et si élevées du roi François Ier, lors de la fondation de ce bel établissement, on trouve que, dans la pensée du fondateur, ce fut avant tout une institution laïque et indépendante. Il s'agissait de créer, en dehors de la Sorbonne, liée par ses traditions, un terrain libre, où, sous la protection du chef de l'État, fauteur naturel de tout ce qui est noble et grand, les études qui passaient, au xvie siècle, pour des nouveautés hardies pissent trouver à se développer. Le Collège de France n'a jamais eu de chaire théologique. S'il a toujours eu un enseignement de l'hébreu, c'est que les vieux textes écrits dans cette langue, en même temps qu'ils sont des livres sacrés pour le théologien, sont pour le savant un objet d'importantes recherches. Us sont « la Bible» ; mais ils sont aussi « la littérature hébraïque ». Au premier point de vue, ils n'appartiennent pas à l'enseignement laïque ; au second, ils en sont une partie essentielle. Plus que jamais, de nos jours, un tel enseignement a besoin d'être maintenu et élargi, au milieu du grand mouvement d'études comparatives qui a renouvelé l'histoire ancienne Ces études, quand elles s'appliquent au monde sémitique, ne peuvent pas plus se passer d'un cours d'hébreu que l'étude comparative des langues
indo-européennes ne peut se passer d'un cours de sanscrit. La philologie comparée, l'histoire, l'archéologie, l'ethnographie seraient incomplètes, si le plus précieux répertoire de faits que nous possédions sur la haute antiquité leur était interdit.
La missipn du professeur de « langues hébraïque, chaldaïque et syriaque » , au Collège de France, se trouve ainsi nettement définie. Il manquerait à ses devoirs s'il s'égarait dans des discussions dogmatiques qui appartiennent à un autre enseignement, s'il faisait de la polémique pour ou contre ^es croyances qu'on a tirées des textes qu'il est chargé d'expliquer. Il se conformera à son programme, s'il envisage ces textes en historien, en littérateur, en philologue. Pour lui, il ne s'agira pas de défendre ou d'attaquer telle ou telle croyance ; il s'agira de travailler au progrès d'une des parties les plus importantes de la science comparée des langues et des littératures. Sans doute, il se croira obligé à quelque chose de plus; en traitant comme historien et comme savant des choses religieuses, il gardera toujours cette gravité, ce respect qui sont un devoir quand on touche aux sources de la foi de plusieurs. Mais, cette condition remplie, il n'y a plus de limites à ses droits. Si un professeur a pour devoir évident de ne pas sortir de son programme, il ne peut, dans l'in-
prieur de SQn programme, >acû$ptsfi denrestaictianK sans manquer à la première de'ses obligation», qui es,t Tabaolue. sincérité. • .«'• . -••• • J - I *-v> ■- ■ ^a chaire de « lapgues hébraïque^ châldaïque et' syriaque », au Collège de France,^ donc unfcGlimire purement profane, une chaire scientifique* et <i*oi* théologique, une chaire philologique, et. historique^ non dogmatique. Il s'y agit non, de défendre-code combattre les explications de la Bible données rpar les différents cultes, mais de discuter, sans dogmatisme, ce que la science indépendante sait de plus probable sur ces textes,. en tout cas si antiques et si curieux, La diversité même des interprétations théologiques ferait une loi ^u professeur de ne pas sortir d'un, tel programme, car il n'est pas de passage inûK portant sur lequel les interprètes juifs, catholiques, protestants soient d'accord. Vouloir satisfaire à1 la fois ces exigences opposées est impossible* Et! pourtant le juif, <le catholique, le protestant ont également droit d'exiger, que, dans un- établissement neutre, leurs croyances nç soient pas systématiquement sacrifiées à une autre croyance religieuse. En seul parti reste donc à prendre, c'est de ne chercher à cqntenter que la science sans s'imposer d'être d'accord avec les théologiens, mais sans traduire son dissentiment en polémique directe ; c'est <le
posérîixtomrffé^ ôettatorce qtii ièSt rbéWâih,f> comme dopteuK ceYqfel estdolitettx, et de1 lalssëV alilx Ithéologiens des différents cultes le soifc dé' défendre leurs' explicïetidris quand ils loi cWJiënt- corri^roriïèes par les résultats scientifiques.1 Ce 'n'éët ici' ni une chaire deopolèrmqtre! lil une chatte ' d'a^blogétiqùè' ; c'est' une chaire de philologie, ttâtMellèmiëïit eti renfermant sous'ete niot tous fes déveiô^pemëÂts qui touchent à ritfettffrè prise Ûink son sens lé pTÙ£ élevé. ' ' Et qu'on ne dise pas que la théologie à son tour d&Vr&it avoir une chaire pouf maintenir les explicatiorïs* traditionnelles. Veut-bh parler de la théologie juiVBj'de la théologie protestante où de la théologie catholique? S'il s'agit de cette dernière, elle dort être satisfaite. A deux pas du Collège de France, à la Sorbontte et dans les mêmes conditions de publicité qu'au Collège de France, les catholiques qui veulent apprendreirhébrteu, sans rien en^ndre qui puisse contredire leu^ croyance, ont le cours de M. l'abbé Barges, et de plus le cours d'Écrijture sainte, expressément consacré* {t exposer et à défendre l'exégèse catholique. Certes, si quelqu'un peut se plaindre ici, ce sont les jut& et lôs protestants, qui voient l'État entretenir une* chaire publique pour l'exégèse de leurs adversaires, sans jouir eux-mêmes du même privilège. L'égalité des cultes ne sera parfaite que quand la
m LA CHAIRE D'HÉBREU
faculté de théologie sera mixte et possédera des chaires d'exégèse juive et d'exégèse protestante. Quant au Collège de France, aucun culte n'a particulièrement le droit de s'y faire entendre, vu que cet établissement est, comme la Loi, indifférent à tous lès cultes.
Est-ce à dire que le professeur devra s'interdire dans la chaire dont il s'agit de toucher aux choses religieuses? Gela est absolument impossible, d'abord parce que tout enseignement, quel qu'il soit, serait abaissé s'il fallait observer une telle interdiction, et, en second lieu, par un motif tiré de la nature spéciale de la chaire. La littérature hébraïque n'a pas un seul écrit qui ne soit considéré comme religieux. La religion est le côté essentiel de l'histoire du peuple juif. Autant vaudrait, quand il s'agit des Grecs, s'interdire de parler d'art et de littérature. Le professeur d'hébreu, en un se^, parlera toujours de religion ; mais il n'en parlera jamais d'une façon théologique. Il n'aura pas d'opinion, sur la vérité des dogmes. Il ne s'occupera pas de savoir si c'est à tort ou à raison que Ton conclut de tel passage tel dogme accepté comme révélé; il cherchera purement et simplement ce que signifie le passage. Il ne fera pas une série de leçons pour ou contré les prophéties prétendues messianiques ; il ne se croira pas obligé
d'accepter ces interprétations, s'il ne les trouve pas solides. Il aura tort, s'il fait un cours pour nier la divinité de certains faits; il sera dans son droit en parlant de ces faits comme s'il ne les croyait pas divins. Jamais on ne le surprendra discutant des articles de foi. Jamais un article de foi ne le fera dévier de l'explication qu'il regarde comme la vraie. Sa position, en un mot, est fort analogue à celle du professeur de sanscrit. Quand Eugène Burnouf expliquait le Code de Manou ou les écrits bouddhiques, il ne cherchait pas si le commentateur Kulluka-Bhatta a été un bon cânoniste, il ne faisait pas de controverse pour ou contre les croyances bouddhiques. Si Burnouf avait fait une leçon pour prouver que Çakya-Mouni n'arriva jamais, quoi qu'en disent les bouddhistes, à l'état de Bodhisattva, on aurait eu le droit d'être surpris. Mais, si, tout en parlant de Çakya-Mouni avec admiration, il se fût exprimé d'une façon qui n'impliquât pas les attributs transcendants que ses disciples lui prêtent, personne ne lui en eût fait un reproche. Un boud^ dhiste, arrivant à son cours, eût été blessé de cette hétérodoxie; voilà tout. L'objet du professeur n'était pas de réfuter les bouddhistes ; son devoir n'était pas non plus de les satisfaire.
En d'autres termes, il n'y a pas et il n'est pas opportun qu'il y ait au Collège de France une chaire
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cpapaçrêç 4 attaquer ou. à défendrptea différente cuMes. Ces Gootro verses doivent être permises,, naete leur place «'est pas dans leaétahHsseaaents detl/Éfak I#p professeur des étaMissemeatada l'État igaore sitt y, , ai au. monde d.e&j théologiens- , 11 j ne- ,se> . déraiûg^* i ppqr les ,évitert ai, pour les, Jbeurter. Sa position «$t toute jieudfe*. qoxame.oeUe de rÉtat-lfû-même, (tarife tes questions . religieupesw Lei areçpect » en p^rMlle>n»f Uère;ne âaufait consistera cop-t enter i tout le roonlde (.ce^iw ne ^e, pourrait ôbteairjiuteûiaisaal; fléohinïflsr prit scientifique), ni à passer sous silence les. planés, susceptibles d§ blesBeurqtte^iWiOpinioaPi^çe.qui.s^fât tou^awoindric>î il conaiste idajw ki^Qnvep^ac^ d*ji. to»i,<àa«3ame certaine; manière grave et ey mp^thiftW, qui* QQiwieQjt àt rhialeire» religkîUB^ et surtopfe #was l^ipfiiKîipalnbiommageiquQi réelawtf> la Mri&éïiÀtmç, ÏMte jsoaverajnementi religieux, qui; est/ la sincérité* ,Te| «estiïe «champ ouvert idevant le: professeur idr'M> hreu .aniGoWégede Çrance» jIL nousjiwtaiàiqhttqfeB! q^lç.doit être la.ioqne «denso^,e»«eign^«»entM,^ tradition, liçineat cqnatante. , Depuis,. le/ xrtf biècfoicette .chftine a.étôtUûe-Qbaiiîe spéciale*, JL'usagençUa raison ont introduit daiis notrei euseigneflieoti supânrieur deux sortes^ de cours, les uns, destinés. -à tranan mettre la connaissance des méthodes scientifiques, eh p^^copséquept, ne s' adressant qu'à un petit nom-
AC 'C0ELÉ6E' DE FRANGE. WS
bine; lofe autres* ioularit sur des généralités gusceptî^ bleô' d4ntére9ser Un nombreux* auditoire. Ce genre bnillànt, créé dans-la première moitié de notre siècle par des bomniës éminents, est une des gloires dé l^prit français* Il faut le maintenir,' si Ton sait trouL ver >les hommes de talent nécessaires pour cela; Mais il ne faut pas que ceft enseignement, qui, par la force des choses, sera toujours un peu sommais, fiasse délaisser les études spéciales, sans lesquelles toute culture intellectuelle dégénère en lieux communs et en banalités. La place d'un tel enseignement est datofc les facultés, mais non au Collège de France. Gé' grand établissement n'a de raison d'être qu'à condition; d'être l'établissement des enseignements analytiques et minutieux. Transmettre le dépôt' des connaissances acquises, charmer et instruire les gens du monde, voilà le -but des facultés; former des savants, voilà le but du Collège de France. Indépendant de l'Université, n'aspirant pas à présenter un cadre complet d'enseignement, notre Collège est une sorte d'annexé de l'Institut, uniquement préoccupé des progrès théoriques de la science et d'ordinaire sans relations avec le public. A cet égard, mes idées, n'ont jamais varié1. « Dans l'accomplissement de ma