SOO LES ÉTUDES SAVANTES
*toat le travail matériel de la philologie est supporté dans le monde par des Allemands. Ne négligez donc pas d'embrasser dans votre recueil ces nombreuses colonies où, grâce à une puissance d'expansion qui nous étonne, la race germanique porte son activité intellectuelle et son sérieux. Suivez-la dans l'académie de Saint-Pétersbourg, où, malgré des susceptibilités assez naturelles, la science allemande s'est créé une importante succursale, peu inférieure à l'académie de Berlin, surtout pour les sciences géographiques. Cherchez-la en Angleterre, à Oxford, è Londres, où vous rencontrerez à l'état d'exilés volontaires quelques-uns des meilleurs représentants de la nouvelle école, MM. Max MûUer, Aufrecht, d'autres encore. Us écrivent en anglais; mais lem science, leur pensée sont allemandes : cela doit vous suffire. La Hollande mérite aussi que vous lui ouvriez votre recueil. L'université de Leyde me parait depuis quelques années dans une direction excellente : elle possède up grand enseignement historique, à la tête duquel est M. Dozy, et une solide école d'exégèse dirigée par MM. Scholten et Kuenen. En Suisse, vous trouverez l'université de Zurich et le savoir un peu hasardeux de M. Hitzig. L'Asie et l'Afrique enfin vous ofiriront d'admirables missionnaires, tels que les Krapf, les Isenberg, et des voya-