Ibid,, cao
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tranchés dans le sein du clergé. Le prêtre, que saint Jérôme déclarait nettement être Tégal de l'évêque^, est devenu par droit divin son subalterne. Le prêtre s'est vu successivement exclu des conciles et de toute participation à la juridiction épiscopale; il est devenu téméraire de dire que lé clergé de second ordre forme le conseil nécessaire de l'évéque, et que celui-ci ne peut, sans son concours, prendre aucune décision sur la foi ou la discipline. L'égalité dea évêques s'est-elle mieux conservée? Non; elle est devenue une sujétion commune à un chef unique. Je sais que l'accord n'est point ici unanime, et que certûnes Églises ont conservé des màkimes moins éloignées de l'esprit ancien* Selon la doctrine gallicane, l'Église serait une sorte de monarchie représentative, où l'infaillibilité et le gouvernement ne résideraient que dans le chef et les membres réunis. Mais cela vient de ce que, sur une foule de questions théologiques , la critique historique et les décisions modernes de l'Église sont en contradiction. Les gallicans triomphent quand ils en appellent aux faits des
1. Idem est preshyter qui episcopus, $t anUquam diàboli instin" ctu studia in religione fierMt,,., communi preshyterorum consUio Ecclesiœ gubemahaniur. Il faut voir toute la suite du passage (la cap. I Epist. ad Tit.)> Sur Tidentité primitive du npsaéûrepoc et de l'ènt<nco7coc, voir Phil., i, i, et l'observation de Théodoret su ce passage.
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temps anciens ; msuç ils n'ont rien à répondi*e quand leurs adversaires leur opposent des décisions plus modernes, qu'ils sont obligés d'admettre eux*m6mes comme d'irréfragables autorités* Qu'ont-ils à dû«, par exemple, à des textes comme celui-ci du concile de Florence : Definimus ramano pontifici.*. in bealo Petto pascendiy regendi universalem Ecdesiam a Chriito plenam potestaiem traditam esse^ et à cet autre du deuxième concile de Lyon : Ecclesia romana summum êi plénum primatum super universalem Bcdesiam catholicam obtinet^ et à cet autre du concile de Trente : Poniifices maximij pro suprema potestate siSi in Ecclesia universa tradita^...? Peut* on exprimer la monarchie absolue en termes plus clairs, et ici, comme toujours, l'opinion la plus étrqite n'est-elle pas la plus orthodoxe?
Il est curieux d'étudier dans toute l'histoire de l'Église cette marche constante de la démocratie la plus parfaite, qui fut le régime de la plupart des Églises primitives, à l'oligarchie épiscopale, et, de là, à la monarchie papale, de voir comment l'autorité centrale ime fois constituée a sévèrement réprimé toute tentative pour revendiquer les droits périmés. Les conciles de Constance et de Bàle, qui essayent