‹ Questions d'enseignement nationalChapitre 12 sur 65 · AVANT-PROPOS XIX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XIX

de besoins. C'est tantôt une haute vulgarisation, c'est-à-dîre le résumé fait par un maître des connaissances acquises et des jugements portés sur telle ou telle grande question de philosophie, d'histoire, de littérature ; tantôt un exercice professionnel, dont l'objet est de préparer de futurs universitaires à la tâche difficile de former des esprits et de les munir de connaissances ; tantôt l'apprentissage des moyens de travail, tantôt la recherche scientifique proprement dite ; mais, dans toutes ces opérations, l'enseignement supérieur doit être conduit par cette idée qu'il a pour office de faire des esprits libres.

Qu'on n'objecte pas à ceux qui se réjouissent de voir aux pieds de leurs chaires des élèves véritables qu'ils mettent l'enseignement supérieur sous le joug des examens. Ils savent fort bien ce que vaut un examen. Ils ont été les premiers, et j'ajoute qu'ils sont les plus autorisés, à réclamer contre l'omnipotence de cet être de raison, souvent difforme et toujours content de lui. Ils ont obtenu qu'on lui imposât des modifications importantes. Ils espèrent le réduire un jour à n'être plus qu'un certificat d'études intelligentes, rationnellement conduites. En attendant, il n'est pas un seul d'entre eux qui soit assez modeste pour se plier aux lois d'un programme, et, s'ils aident leurs élèves dans la préparation aux grades qui leur sont néces-

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