‹ Questions d'enseignement nationalChapitre 45 sur 65 · Lettre du 17 décembre · texte numérisé non relu

Lettre du 17 décembre

è80 CHARLES GRAUX

sont pénibles; mais il y a une analyse complète du livre VI; des notes où sont relevés les passages où Vir- ' gile a imité et ceux qui ont été imités de lui ; des discussions philologiques, de nombreuses citations grecques; deux citations en caractères hébraïques.: M. Magnier avait donné quelques leçons d'hébreu à son élève et lu avec lui une cinquantaine de pages de la Bible. Qualités et défauts de ces premiers essais expliquent les deux échecs à l'examen de la licence. Charles Graux en eut quelque mauvaise humeur. Après le premier échec (en avril 1870), il écrit à sa mère * : t II y a de la boutique dans ces examens-là. » Quand il se présenta une seconde fois en juillet 1870, il ne fut pas content des compositions qu'on lui donna. A propos de la composition latine, il écrivait à son père • :

« La dissertation latine de ce matin était : Oratio Q. Cœcilii Epirotae grammatici. J'ai mis pour la forme un Quirites en commençant, et, ne connaissant pas le grammairien Epirotas, j'ai exposé les idées des autres sous son nom; il lui était bien permis, j'espère, d'avoir de bonnes idées. Ces idées étaient sur l'histoire romaine : Discipulos docet (je cite en latin pour M. Magnier) Mneida praelegens quanta cura arte Virgilius, in argumento a fabula petito, romanae historiœ, et recentiori guident, locum fecerit. » J'ai mis à contribution M. Patin, Tissot, Servius, Delille, Justinien même, l'empereur jurisconsulte, et c'est Epirotas qui porte tout, style et pensées. Je n'ai tiré qu'une idée de mon fonds, elle m'est venue au moment, et je l'ai trouvée bonne. Elle a formé une dizaine de lignes d'un mouvement assez réussi, m'a-t-il semblé. Il est vrai que le nouveau-né de M. Trissotin...! »

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