‹ Questions d'enseignement nationalChapitre 6 sur 65 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

toire, ou les lettres, ou la grammaire, selon les besoins du service et les termes de leur nomination. Ces bacheliers forment encore aujourd'hui le plus grand nombre des professeurs de renseignement secondaire. Les plus laborieux arrivent au grade de licencié, qui leur peut ouvrir les portes d'un lycée, car la majorité des professeurs des lycées n'a pas d'autre grade que la licence, et la licence, si elle est un certificat de culture générale, n'est point la véritable preuve d'une aptitude complète au professorat : cette preuve, c'est l'agrégation.

Représentons-nous les bienfaits que l'on pourrait attendre d'une éducation meilleure de tout le corps enseignant : les plus petits collèges ranimés, les parents autorisés à garder leurs enfants près d'eux, les lycées devenus de vraies maisons d'élite, dont l'entrée ne pourrait être obtenue que par l'agrégation, et, comme couronnement, le corps professoral animé d'un même esprit puisé dans une éducation commune, ayant conscience de sa solidarité et un sentiment raisonné de son rôle et de ses devoirs : n'est-ce pas un bel objet d'ambition à se proposer que d'accomplir ce progrès ? Il faut bien comprendre la particulière importance de renseignement secondaire dans notre pays, au moment où nous sommes de notre histoire. Il s'adresse à une classe d'élèves qui

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