‹ Questions d'histoire et d' archéologie chrétienneChapitre 60 sur 94 · DOAT, '22, p · texte numérisé non relu

DOAT, '22, p

de Melgueil ^ . Un autre legs considérable leur vint, en de curieuses circonstances, de Raymond d'Arvinha, du village de Dun : se croyant perdu, il avait mandé à son chevet, vers 1229, Guilabert de Castres et Bertrand Marty; et pour recevoir le Consolajnentum, il avait donné à ces derniers l'importante somme de 1.000 sous toisas. Mais le malheur voulut qu'il guérit : il ne put pas garder les engagements austères qu'il avait pris, et abandonna la secte; mais les 1.000 sous restèrent acquis aux hérétiques ^.

Quelquefois cependant, ces legs étaient interceptés par des exécuteurs testamentaires infidèles qui, à l'exemple du sire de Niort, trouvaient plus simple de les garder pour eux. En 1234, Isarn de Castillon mourut à Castelbon, en Catalogne, et, en recevant le Consolamentum, il légua aux Parfaits son cheval. Mais son frère et héritier, Guy, ne l'entendit pas ainsi et emmena avec lui le coursier. Deux ans après, Bertrand Marty convoqua cet héritier sans gêne à Fanjeaux, chez Guillaume Gaubert de Gaja, et là, en présence de plusieurs témoins, il lui demanda « quod redderet equuin fratris ipsius hsereticis quitus idem frater ipsius testis legaverat eum in morte sua ». Mais, cette fois encore, Guy ne voulut pas ^. A son lit de mort, Arnaud Atho de Castelverdun, un Croyant très fervent, légua 100 sous aux hérétiques et, après sa mort, lorsque ceux-ci vinrent en réclamer le paiement, il fut entendu que la veuve d'Arnaud, Serena,

\. Ibid., p. 115.

Page 1