LA RÉVOLUTION ACCOMPLIE
D Ponr veiller à Tcxécution àos mesnres qui seront prises par ce gou* vcrnenient, lu volonté du peuple a aussi choisi, pour déliguit au département (lu lu police, les citoyens Caussidière et Sobrier.
n La même volonté souveraine du peuple a désigné le citoyen Etienne Arngo à la direction générale des postes.
1» Comme prcmiëro exécution des ordres donnés par le gouvernement provisoire, il est ordonné à tous les boulangers et fournisseurs de vivres de tenir leurs magasins ouverts à tous ceux qui en auraient besoin.
» Il est expressément recommandé au peuple de ne point quitter ses ^ armes, ses positions, ni son attitude révolutionnaire. Il a été trop souvent trom|>é par la trahison ; il importe de ne plus laisser de possibilité à d'au>>>i terribles etd*au8si criminels attentats.
» Pour batiàfaire au vœu général du peuple souvcroin, le gouvernement provisoire a dmdé et effectué, avec Taido do la garde nationale, la mise en liberté de touâ nos frères détenus politiques ; mais, en mOme temps, Il a conservé dans les prisons, toujours avec Tassistance on ne peut ploa honorable de la garde nationale, les détenus constitués en prison ponr crimes ou délits contre les personnes ou les propriétés.
» Les familles des citoyens morts ou blessés pour la défense des droits du peuple souverain sont invités à faire parvenir, aussitôt que possible, aux délégués au département de la police, les noms dea victimes de Itnr dévouement à la chose publique, afin qu*il soit pourvu anx besoins \m plus pressants.
» Fait à Paris, en l'hôtel de la Préfecture de police, le 24 février 1848.
^ Ui d4léguét au département de ta poUct,
n CÂDBBlDlàRS, BOBSISB. 9
Nous ferons remarquer que le Gouvernement provisoire proclamé à rHôtel-de-Ville nVst pas le mémo que celui qui été proclamé à la Chambre des députés.
Mais (fu 'importent et les hommes et la forme du gouvernement ! Le meilleur gouvernement sera celui qui rétablira le plus lot Tordre publie, tout en donnant satisfaction à toutes les jusl(»s exif^ences du peuple, qui a droit de réclanier, nous le reconnaissons, des garanties durables.
M. (luizot avait dit en d^autres temps :
« Tout pour le peuple, sinon tout par lui. »
M. Guizot expie cruellement ai^ourd%ui l'oubli de tes propres paroles !
S'il ne les eût pas méconnues, l'alliance du pouvoir et de la liberté, en France, étaient à jamais indissolubles. Une
nouvelle ère glorieuse et pacifique s'ouvrait pour tous les peuples.
Le Gouvernement provisoire a accepté ou s'est donné une grande et difficile lAche : colle de sauver la liberté des excès de l'anarchie et la paix des dangers d'une guerre qui menacerait l'indépendance nationale I
Puissc-t-il être à la hauteur de sa mission I