RÉSOLUTIONS
" 10 Ou cesser de paraître; • " 2° Ou s'abstenir de 'lOutc discussion et se borner uniquement àlapiiblin cation des faits;
» Ou faire une protestation commune;
» Ou, entin , rédiger une pétition collective à l'Assemblée nationale qui » n'a pu voidoir, en votant le décret du 11 août 1848, laisser la presse » sous un régime incomparablement pire que celui de la censure. "
» M. CAPO DE FEPILLIDE demande la parole sur l'ensemble des propositions soumises à l'Assemblée.
» Il combat la première, parce que plusieurs journaux n'étant pas représentés, ce serait étendre aux journaux qui l'accepteraient les effets de la suppression contre laquelle ils protestent, et créer pour ceux qui la refuseraient un privilège de publicité.
» Il s'oppose à l'adoption de la seconde, parce que ce serait annihiler les journaux qui entreraient dans cette voie, et laisser aux autres le monopole de la discussion.
» Quant aux deux dernières, il les appuie fortement comme seules possibles, vu l'absence de plusieursjournaux.
» M. JOACHiM HOtmAX , par les mêmes raisons, appuie le projet d'une protestation ; mais il pense qu'elle ne doit pas avoir la forme d'une pt'-tition adressée à l'Assemblée nationale , et il en donne les motifs.
» M. GOUACHE ne veut pas accepter une protestation fondée sur la violation des lois de la presse, attendu, dit-il, que ces lois n'ont pu être discutées par les journaux sous la pression de l'état de siège.
» M. MILLATTD propose de s'en tenir à une pétitiou qui serait remise au président deTAssemblée nationale.
» M. KMiLE DE GiRARUiN commcucc par dire que si tous les journaux étaient repré-entés à la réunion, il n'y aurait pas à hésiter sur le parti à prendre. Pour l'honneur delà presse, pour sa ju-opre dignité, plus encore peut-être que pour sa liberté, il n'y aurait à prendre qu'un seul parti :