Voy. V Avenir catholique, nP
Saint Innocent I" (402-417) ouvre digo* ment le cinquième siècle. Il assemble vo lontîers son Synode où riufaillibiiité a coi tuipe de rendre ses décrets. Il écrit au Pères de Milève : u Pour connaître le sen liment qu'il faut tenir dans les question ardues, tous avez consulté l'Oracle du Siég apostolique. • Et il ajoute : « Cest surioi lorsque la question de la foi est agitée, qu' notis semble que tous nos frères et évéqut n'ont qu'à en référer à Pierre, qui est l'au tear de leur nom et de leur dignité '. * Oi c'est la grande hérésie pélagienne qui a trouvait alors en face de la Papauté, et sain Innocent la foudrova. Qu'il se soît entoui de ses prêtres pour cette condamnation ne cessaire, nous n'en sommes aucunemer étonné , et nous admirons très-volontiei celte prudence et celte bonté de rinfailHblï C'est encore en Synode que saint Zozim (417-418} jeta de nouveau l'anatfaème su le pélagianisme , et frappa de nouveau c
1. D, Conitant. Epulolm romaaonoa poati/icii 196, cité et tradah par D. GnéraDger.
noncèrent cet amoindrissement dangereux d'une erreur immense. Quelle histoire que celles de ces Assemblées tenues à Rome durant les premiers siècles ! Et quel est l'historien qui nous en donnera le récit sdentifique et vivant f
1, Voy. V^f aiir catliollque, l.l.
Le monde était tout entier dans l'admiration de ces nombreux synodes, à travers lesquels il voyait surtout le Souverain Pontife, comme on voit l'eau sous le cristal. Le légat de saint Célestin à Ephèse, Philippe, ne craignait pas de s'écrier : « Votre Béatit|ide n'ignore pas que le bienheureux Apôtre Pierre est le Chef de toute la foi et des Apôtres*. » Et déjà le Concile avait dit :
« Contraints par les sacrés canons et par la lettre de notre saint père et ministre Célestin, Evêque de l'Église de Rome, tout baignés de larmes, nous avons dû nécessairement en venir contre Nestorius à cette lugubre sentence^. » O noble, ô magnifique dialogue et que nous verrons se reproduire bientôt au Concile du Vatican ! Cependant, voici le pontificat du grand Léon. Son prédécesseur, Sixte III, constatait déjà la grandeur de sa mission et en même temps l'infaillibilité de sa chaire divine en s'écrîant : « Ce n'est pas pour nous un léger fardeau, un médiocre