‹ Questions historiquesChapitre 157 sur 258 · ll.'iodole, IV, 17. Slrabon, XI, p · texte numérisé non relu

ll.'iodole, IV, 17. Slrabon, XI, p

3. Arislagoras de ililct, dans les Fragments des historiens grecs, Didof, t. Il,

4. Hérodote, II, 154, 178, 170. — [\oir, sur les Chiotes en Kgyplo, les recherches

de XViedemann, Gcschichte .-Egyplcns, 1880, p. 115 cl suiv. ; .Egyplischc Geschichte, 1884, p. 602 et suiv.]

362 QUESTIONS IIISTOlUniES.

leur ruse, les séductions tic leur ('S|)iil. le prestige de leur supériorité intellectuelle, fasciinioiil liii'iilôl cd étranger, f util un ennemi, ful-il un niiiître. Les Grecs régnèrent sous le nom des rois de la dynastie saïtique: vaincus avec Apriès, ils gagnèrent leur vainqueur lui-même à leur inlluence. Maîtres du commerce, ils se rendaient nécessaires auv Egyptiens. En Égyj)te, ils se cruieni dans leur pays, élevèrent des temples à leurs dieux, fondèrent des écoles, bâtirent des villes.

Les écrivains grecs mentionnent un grand nombre ilc villes fondées par eux en Egypte à cette époque. Hécatée cite Ephesos, Cliios, Lesbos, Cypros, Samos' ; Eustathe nomme Cliios el lihodos; !• tienne de Byzance parle de Cliioft el d'Abijdos. On peut remarquer (]ue, contrairement à l'usage le plus ordinaire, toutes ces colonies portent le nom de la métropole. Cette anomalie nmi^ induit à penser que ces établissements d'un genre particulier étaient de simples comptoirs de commerce et non pas des villes. Les Ioniens connurent peut-être le système colonial tel que les modernes l'ont pratiqué. Chio avait son comptoir en Egypte, comme plus tard ^enise eut le sien dans chacune des grandes villes du Levant. Ce comptoir, qui n'avait pas d'autre nom que celui de la métropole, n'avait pas non plus d'existence indépendante. Il était composé de négociants (]ui, tout éloignés qu'ils étaient de la cité, continuaient à lui obéir, et recevaient d'elle leurs magistrats, leurs juges de commerce,

On voudrait savoir où était situé ce comptoir des Cbiotes Eustathe se contente de le nommer"; Hécatée, contemporain d'Hérodote, le place dans une île du ileuve. Suivant Polyen, il n'aurait pas été très éloigné de Parétonium et de la Cyrénaïipie'. Etienne de Byzance nous apprend que ce fut une des six villes qui portèrent plus lard le nom de Bérénice, el, comme il indique l'emplacement des cinq autres, il s'ensuit que celle qui porta d'abord le nom de Chio ne peut être que la Bérénice que

Page 1