Iliideiu, n
8. Codex Lauresbamensis, n° lO.j. Cf. Zcuss. n" 26, où un propriélairc vend une teiTC avec vinijl-deux esclaves donl il donne les noms.
5i QUESTIONS IllSTOrilQUES.
tcrro t'iiiil di>liil)ii(V'. Comme cliaqiie acte indique où est situé l'iinmeuLle (|ui est donné t)u vendu, nous voyons que l'unité géographique est \e parjus, et ([ue l'unité rurale est la rillft. quelquefois appelée marca. La formule ordinaire est : Ressitas in pago A\.., in villa gux (licll)ir .Y.... Le mot villa est le même mot que nous trouvons employé en Gaule pour désigner les domaines ; le mot marca, qui le remplace à peu près une fois sur huit, en est synonyme. Tantôt cette villa appartient à un seul propriétaire, tantôt elle est partagée entre plusieurs. Mais, dans un cas comme dans l'autre, elle conserve sa vieille unité. A l'intérieur, elle se divise en deux catégories, un dominicum et plusieur- manses. Le dominicnm ou ciirlis dominlcata ou manms dominicatus est la partie que le propriétaire a réservée à son usage; les autres manses ou Inibx sont les lots de tenure qu'il a mis aux mains de ses colons ou de ses serfs. Par exemple, Ansfrid en 8(35 était propriétaire de la villa Geizefurt, qui comprenait un dominicum de trois manses et dix-neuf manses serviles'. En 868, la marca Gozbotsheira avait un dumiiilcnm de trois manses, dix-sept manses serviles et un total de cent r[uarante-six serfs". En 989, une femme déclara être propriétaire, dans la marca Schaffenheim, de quatre hidiae dominicales, de huit liubx serviles, de cinq manses, de vignes, de prés, de bois, d'un moulin, le tout ayant trente esclaves". Le dominicum est signalé ainsi dans beauL(iu|i d'aulres actes*. Maurer pense que celle expression désigne toute partie de l'ancienne mark commune qui est devenue propriété privée. C'est une erreur. Le dominicum est la terre que le projniétaire n'a pas confiée à des tenanciers °.