‹ Questions historiquesChapitre 9 sur 258 · VI. Questions contemporaines. — On a groupé sous ce litre · texte numérisé non relu

VI. Questions contemporaines. — On a groupé sous ce litre

1° La politifjue d'envaliissement : Lonvois et M . de Bismarck, article paru dans Va Revue des Deux Mond€s\c 1" janvier 1871.

2° Los doux lettres à M. Mommsen et à MM. les ministres du culte évangélique de l'armée du roi de Prusse. Ces deux lettres forment la brochure intitulée Z,'j4/s«fe est-elle allemande ou française? réponse à M. Mommsen, professeur à Berlin, par M. Fuslcl de Coulanges, ancien professeur à Sirasbovrg (Paris. E. Dentu, 1.S70, in-16 de 24 pages).

Si nous avons réimprimé ces deux lettres, ce n'est point pour réveiller de tristes souvenirs ou de vaines polémiques; mais elles étaient la conclusion naturelle d'un volume qui avait pour préface : « De la manière d'écrire l'histoire en France et en Allemagne ». M. Fuslel de Coulanges a parlé dans ces lettres comme patriote au nom de la France; mais il a parlé surtout au nom de la science historique, telle qu'il la voulait et telle qu'il l'aimait, « sans rancune ni désir de vengeance », planant au-dessus de la haine des partis et de la haine des races.

Nous avons donné à ce recueil le titre de Questions historiques. M. Fuslel de Coulanges aimait ce mot de « question » ; il voulait le donner jiour titre au volume d'histoire romaine auquel nous avons emprunté deux fragments. Il répétait volontiers que c'était sous la forme de questions qu'il se posait les problèmes à résoudre'.

Enfin nous imprimons en tète de ce volume, en guise de préface, deux belles pages inédiles sur le rôle de l'histoire. Au début de ces pages, M. Fustel de Coulanges avait lui-même écrit ce mot de quxro dont il avait fait la devise de sa vie.

Ce volume se compose sans doute de mémoires fort divers,

\. Cf. Recherches sur quelques problèmes iVhisloire, p. 180.

INTRODICTION. xm

el écrits à des dates bien di (Té ion les. On y trouvera le premier travail qu'ait écrit M. Fustel de Coulanges (1850), et le dernier qu'il ait publié (1889). Et cependant nous espérons que ce livre présentera une certaine unité. Il aura en tout cas l'unité qu'oiïre la vie de M. Fustel de Coulanges : il est le résumé de son activité historique, et le témoignage de sa fidélité à sa méthode, à ses doctrines et à ses nobles ambitions. Le même amour de la recherche « pure et désintéressée » domine toutes ces études; dans toutes, il cherche à définir le devoir de l'historien, il lui indique comment il diùt ti'a\aillcr, il lui rappelle quelle est la mission de la science. Nous serions presque tenté de dire de ce volume ce que M. Fustel de Coulanges a dit d'un de ses mémoires: « Ceci est un travail, non lie doctrine, mais de méthode'. »

Ce livre est le dernier dont la famille de M. Fustel de Coulanges ail désiré la publication. En terminant cette tâche, il me reste à remercier en son nom et au mien tous ceux qui nous ont prêté le concours de leur science el de leur dévoùraent; et, en particulier, M. Froidevaux, (jui, après avoir surveillé l'impression des dernières feuilles de l'Alleu, s'est chargé de faire, sur notre demande, un premier classement des papiers laissés par son maître; M. Coyau, qui a fait pour nous quelques recherches dans les bibliothèques de Paris; M. Kadet, dont l'amitié n'a cessé de m'accompagner, durant ces trois années de travail, de ses précieux conseils'.

Bordeaux, 1" juin 1892.

Camille Jullia.n

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