‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 16 sur 238 · C.-S. — ËooOAnit DDLi.é*K · texte numérisé non relu

C.-S. — ËooOAnit DDLi.é*K

S4 EDOUARD DOLLÉANS.

Pour remédier à ce vice d'ioégalité od a proposé', noo de rétablir Véyalité entre les classes de marchandises ea accordant à chacune d'elles un coefficieDt d'importance ou de ïonsominalioD, mais d'établir dès le début IV^d/t/^mfre /«5^rtx en faisant choix d'uoilés de marchandises qui aient la même valeur. Od a suggéré le moyen d'établir cette égalité : au lieu de prendre pour chaque article le pris de l'unité cotée, l'hectolitre de 25 Trancs pour le blé, ta tonne de 50 francs pour la houille, le prii de 100 kilos pour les métaux, etc., on choisirait des unités ayant toutes esaclement le même prix ; 1/2 tonne de houille de 35 francs, 1 hectolitre de blé de 25 francs, 17 kil. 66 de cuivre de 25 francs, 7 kil. 69 d'étaiD-détroits de 25 francs, etc. Ainsi, à l'origine, toutes les marchandises offriraient la mâme surface à l'influence du facteur monétaire.

Ed faisant cette critique aux moyennes simples, on oublie que l'index total ne résulte pas d'une addition des prix des difTéreotes marchandises, mais d'une addition de pourcentages : l'index total de l'année de base, index qui est égal à 100, représente une moyenne d'index particuliers tous égaux à 100. Quels que soient le poids ou le volume, quels que soient les prix des différentes marchandises lors de l'année de base, leurs variations proportionnelles ne seront pas différentes : l'inégalité originaire des prix n'a pas d'influence sur le pourcentage de leurs variations particulières; chaque marchandise en effet n'a d'influence sur le taux de variation du pourcentage total que par son pourcentage particulier qui est le même quels que soient les prix originaires des différentes marchandises, qu'ils soient tous égaux entre eux ou inégaux*. Ce qui importe, ce n'est pas l'égalité ini-

■ Aupelit, op. eit., p. 849.

I Kiemple : ! produits, blé, café.

Page 1