PAUL ALGLAVE
voir de fâcheuses conséquences pour ces possessiona d'Extrême- Orient.
Supposons même — c'est un point réservé — que la baisse de l'argent n'affecte pas les transactions intérieures, elle a des conséquences certaines au point de vue des paiements à faire h l'eitérieur. La valeur de l'argent ne dépeod<elle pas exclasirement de son poids et de son titre? Et en Europe, ans Élals- IJnis, cette valeur est mesurée en or. N'est-il pas actuellement l'étalon monétaire des grandes puissances commerciales du monde? De l'Aagleterre et de la France en particulier.
Dès lors, tous les particuliers qui veulent ou qui doivent faire des remises de fonds d'Inde, d'Indo-Chine ou autres pays d'Extrême-Orient en Europe ou réciproquement; le Trésor public et surtout le Trésor métropolitain qui auront à recourir à des opérations semblables sont intéressés dans la quesiion. Ils en souffriront.
Mais, remarque-t-on, ce n'est là qu'une des faces du problème : la moins souriante. Ce serait le revers de la médaille. La dépréciation de l'argent constitue une prime à Texportation. Voil& la compensation. Nous aurons à rechercher dans quelle mesure cette assertion est fondée pour l'une et l'autre colonie et les divers pays d'Extrême Orient.
Quant à ceux qui se contentent de consommer les produits indigènes, la baisse de l'argent les laisserait indifférents.
Tout comptefaitjil appert, malgré tout, que jenombred'intérêts engagés, tant dans un sens que dans l'autre, n'est pas à négliger. Mais les intéressés lésés n'ont pas manqué de s'adresser et s'adressent encoreà l'Administration pour en obtenir un remède aux maux qui les éprouvent. Les colonies etles-mêmes faisaient et font entendre leurs doléances auprès des métropoles.
Rechercher comment l'Angleterre d'une part, la France de l'autre et les pays d'Extrême-Orient enfin ont essayé d'enrayer ou de pallier les résultats de cette baisse persistante, tel doit être l'objet de cette étude.
Mais I& ne se bornera pas notre tâche. Nous aurons également à nous occuper des conséquences que ces projets ou réformes peuvent et ont eu sur la consommation monétaire de l'argent en Inde, Indo-Chine et autres pays d'Extrême-Orient.
Comme les solutions proposées ou données au problème, ainsi
que les résultats varient pour l'tnde et l'Iado-Chiiie et autres pays d'Extrême-Orieut, il nous faudra diviser ce travail en deux parties.
La première sera cousacrée à la réforme monétaire de l'Inde qu'on seplaîtà donner en exemple, à ceux qui essaient d'améliorer la situation qu'on déplore en Indo-Gliine. Notre seconde partie fera connaître cet état monétaire auquel on s'efforce, depuis longtemps déjà, de porter remède ainsi que las réformes réalisées ou projetées par les voisins de notre colonie.
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