‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 24 sur 238 · ECUS · texte numérisé non relu

ECUS

La proportion des billets dans les caisses des administrations publiques et des grands établissements de crédit ne coïncide pas avec la proportion des billets existant dans la circulation générale : « Si, en 1903, les billets de banque avaient formé 87 0/0 de la circulation générale, sachant qu'il y avait alors pour moins de quatre milliards 1/3 de billets en circulation, nous serions conduits à évaluer le. stock d'or et d'écus qui se trouvait alors entre tes mains du public à 700 millions, chiffre insuffisant' ». Mais si, pour cet élément, il n'y a pas coïncidence entre la proportion révélée par l'enquête et la proportion réelle, on peut se demander s'il n'en est pas de même dans une certaine mesure pour les autres éléments de la circulation monétaire? Le

> Aupetit, R.E.I. Vie financière, mai 1901.

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EDOUARD DOLLftANS.

( et réchaalilloo oaUils une com^iosition ideatigue? La oasp6ciale des grands établissemenls publics et privés et de s opérations a'a-t-elle pas une influence sur la composition échantillon recensé, influence suffisante pour enlèvera cei son caractère représenlaliT d'cchaalillon-type? Nous ne le ons pas, car l'homogénéité que réclame la méthode d'évaon n'est pas celte homogénéité « intermélalHqite », c'est-àune Identique proposition entre les difTcrents éléments de rculation monétaire. Pour que l'évaluation du stock oe soit oexacle, il suffît que, pour chaque catégorie de pièces, on ie induire des pièces recensées aux pièces en circulation : là une homogénéité toute difTérenle, une homogéoéité «métallique », qui ne semble pas, comme l'homogénéité inter' .llique, prêter à la critique.

hypothèse de la survivance totale des dernières frappes n'est absolument exacte : M. de Foville reconnaît lui-même que suite de cette hypothèse le chiffre obtenu est un maximum. côlé de ces hypothèses fondamentales, M. de Foville est ^é de recourir à des hypothèses accessoires qui montrent igation où sont les esprits les plus scientifiques de faire J à des suppositions arbitraires pour arriver à une évaluation tocks monétaires. M. de Poville, par exemple, se demande le défalcation il convient de faire, sur les t. 350 millious us de l'Union latine, du chef des écus détenus par nos alliés étaires et il fixe ce chiffre à 100 millions : « si, malgré la ^sée continue des changes, nos alliés monétaires retiennent issus une centaine de millions ainsi que Cadmettent des mes bien informés, nous pouvons dire que le stock d'écus de rance s'élève à 1.250 millions », Le recensement fixant à 0/0 la proportion des pièces de 20 francs étrangères dans la jlation française, M. de Foville, a a défaut d'iadicatiows posiî SUR CE powT », généralise la proportion découverte par l'en- ;e et l'applique au stock d'or rtionnayé de la Banque de ice'.

. de Foville se garde bien de « garantir l'exactitude » de ses uations et il reconnaît la nécessité de recourir à des confirions indirectes demandées à la Douane, i la Monnaie et à la

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