‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 71 sur 238 · C.-5. — Léon Polieh · texte numérisé non relu

C.-5. — Léon Polieh

ti3 LÉON POI.tER.

l'aulre de l'argeot, ou si le plomb d'œuvre était aurifère, ud alliage or-argent qui doit être soumis à une nouvelle opératiou (affinage ou départ) pour être séparé de ces deux éléments.

Le travail de la coupellalion donne lieu à une faible perte en argent : environ 1/2 0/0. Mais il donne lieu à une assez considérable perle en plomb. Celle-ci se, produit de deux façons : directement par volatilisation au cours même de l'opération; et indirectement dans le travail de reviviflcation des litharj^es lorsqu'on veut les transformer en plomb marchand. La perte totale du plomb, pour l'une ou l'autre de ces causes, oscille entre 2el 8 0/0 du plomb contenu dans le plomb d'œuvre'.

Il j< a donc avantage, pour éviter une trop grande perle de plomb, à soumetire à la coupellalion une quantité de plomb aussi petite que possible par rapporta la quantité d'argent, ou en d'autres termes, à soumettre à la coupellalion un plomb d'œuvre aussi riche que possible.

Voilà pourquoi, même lorsqu'on se trouve obtenir directement un plomb d'œuvre assez riche en aident pour pouvoir être coupelle (il suffit d'une teneur de 8 à 9 kilogs d'argent à la tonne), en pratique, on le soumet cependant toujours à un enricbissement qui concentre l'argent dans une quantité de plomb d'œuvre réduite.

Les procédés de désargenta lion en usage depuis 1860 n'ont donc pas permis seulement de traiter avec succès des plombs argentifères d'une teneur considérée jusque-là comme trop faible, mais ils ont encore permis d'obtenir dans tous les cas, à de bien meilleures conditions économiques le plomb marchand contenu dans l'alliage plomb-argent. Le pattinsonaage et le zingage fournissent par le dédoublement qu'ils opèrent, d'une part une grande quantité de plomb désargenté, marchand et immédiatement utilisable, et d'autre part une petite quantité de plomb d'œuvre trc's riche ^surtout avec le zingage) qui supporte seule les perles et le travail de la transformation des lithages en plomb marchand, aprcï la coupellalion.

Telle? sont les opérations qui font obtenir l'extraction de l'argent par la voie sèche ou ignée. Cette mélhode, avec toutes les phases quf l'on vient d'exposer brièvomcnt, est applicable en

principe, à tous les minerais d'argenl. Si les minerais contiennent naturellement du plomb, leur simple fasirua produit direvtemeat l'incorporation de l'argent qu'ils contiennent avec le plomb qu'ils contiennent aussi. S'ils ne contiennent pas de plomb ou s'il est en quantité insuTlisante, les minerais sont emplombés et l'on procède ensuite comme il vient d'être expliqué.

Mais la voie ignée exige, par suile des fusions successives et répétées du métal, des quantités considérables de combusiible ou. encore de plomb, qui peuvent être, dans certains cas, difficilement transportables au lieu oii se fait l'extraction. C'est le cas pour beaucoup de mines du Mexique et de l'Amérique du Sud. Leur exploitation n'aurait pas été possible, surtout à l'époque de leur découverte e( jusqu'à nos jours, avec les trop faibles moyens de transport dont on disposait, si l'on n'avait pas imaginé une nouvelle métbode de traitement, V amalgamation, qui rentre dans la catégorie de la voie humide, el que nous allons étudier maintenant.

2' Voie humide.

Il y a deux procédés principaux, avons-nous dit : l'amalgamation et le procédé aux acides. Nous tes examinerons successivement.

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