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Ces chiffres permettent de voir que les prix des trois métaui se sont élevés depuis 1895 vers un maximum qui a été atteint en l89d pour le cuivre et le zinc, en iSOO pour te plomb et qui a . été suivi d'une chute très rapide. 11 n'est donc pas exact de parler d'une hausse générale des métaux argentifères de 1895 à 1902 correspondant à une baisse de l'argent pendant la même période. Leurs prix ont marqué ud mouvement alternatif de hausse et de baisse, et tien est de même, dans le même letnps, pour les prix île forgent (V. diagramme p. 290).
Sans doute maintenant il convient d'accorder que malgré les oscillations de leurs prix, la moyenne des cours des métaux argentifères pendant les 4 années 1899-1902 a été supérieure à la moyenne des 4 années 189S-{898. U'aulre part, il est vrai que pour les prix de l'argent c'est le phénomène inverse que l'oa constate. -Mais il est impossible d'appuyer sur ce fait la conclusion qu'on a prétendu en déduire. Le mouvement général d'affaissement des cours de l'argent, qui est dû à une cause spéciale que l'on étudiera plus loin, ne s'oppose pas en manière de compensation, à la moyenne asceadante des autres métaux pour la période 1895-1902. Nous avons en etîel déjà remarqué, en étudiant le diagramme de ces courbes de prix, que l'argent, quoiqu'il soit entraîné par son mouvement général de baisse, a cependant une tendance marquée h suivre les variations des autres courbes. C'est donc qu'il subsiste, contrarié par une autre cause, une relation directe bien plutôt qu'inverse entre les oscillations de ces courbes.
Et si l'on veut avoir la confirmation complète de l'exisleoce de cette relation directe, il faut eulia abaudonoer le domaine trop étroit de cette période arbitrairement cboisie des années 1895 à 1902. En remoatant aux environs de l'année 187S, on peut suivre l'incontestable mouvement de baisse commune et sans compensations réciproques qui entraîne les courbes de l'argent et de ses métaux complémentaires : elles apparaissent liées de cette façon aussi bien dans leur direction générale que dans leurs variations secondaires (V. diagramme, p. 278).
Ainsi se trouve ruinée la thèse de la « Commission on international Excbange » et de la « Comision Mexicana ». Les cours de l'argent d'une pari, cl d'autre part, du cuivre, du plomb et du zinc suivent des variations parallèles. Or ceci tend bien à prouver que ces métaux sont entre eux comme des produits complémentaires doDt les prix obéissent k des influences communes au point de vue de la production : Nous avons donc trouvé, eo l'observalion de ce phénomène, une preuve nouvelle du lien très étroit qui unit la production de l'argent à celle de ces autres métaux.
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