INTRODUCTION
11 ne sera pas, je pense, sans intérêt, de taire connaître dans quelles conditions et par suite de quelles circonstances le présent volume a vu le jour.
Au mois de mars ou d'avril de cette année, notre éminent Doyen, le professeur Roger, me faisait l'amitié de m'entretenir de ses projets et de ses efforts pour maintenir h leur niveau élevé les divers Enseignements de la Faculté de Médecine de Paris. Il me disait notamment combien il comptait pour cela non seulement sur les titulaires des chaires de Médecine et de Chirurgie générale, et sur ceux des chaires spéciales, mais aussi sur le concours de nos collègues des Hôpitaux. Il me faisait part de son désir d'ouvrir largement les amphithéâtres de la Faculté à toutes les idées, à toutes les opinions, sous la condition qu'elles fussent soutenues par des hommes de talent.
C'est ainsi que je fus amené à lui proposerd'organiser un groupement de neurologistes présentant les conditions requises. Il fut entendu qu'on demanderait à chacun d'eux de venir donner, dans le Grand Amphithéâtre de la Faculté, une Conférence sur une question librement choisie par le conférencier parmi celles qui avaient fait l'objet de ses études et de ses travaux. On ne pouvait trouver un plus sûr gage de compétence et d'originalité.
Qu'il me soit permis de remercier ici personnellement les distingués collègues qui m'ont fait l'honneur et le grand plaisir de répondre à cet appel. J'ajouterai que tous nous avons été particulièrement touchés de voir le D< S. A. K. Wilson, de Londres, venir se joindre à nous et prendre cordialement sa part de notre
œuvre.
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Les Conférences eurent lieu en juin et juillet, le succès en fut très grand, et 1 enthousiasme des auditeurs ne se démentit pas un instant.
11 eût été regrettable qu'aucun souvenir durable ne fût conservé de cette belle manifestation neurologique. — Aussi devons-nous nous féliciter qu'au premier mot sur ce sujet, M. Pierre Masson nous ait exprimé le désir d'éditer en volume cette série de Conférences : — nous étions ainsi assurés que rien ne serait négligé pour qu'elles fussent présentées au Public médical dans les meilleures conditions.
Mon ami et collègue. M. le DrO. Crouzon, a été l'« animateur » incomparable de cette manifestation neurologique qui, sans lui, n'eût certainement pas eu lieu. Je le remercie en outre de toute la peine qu'il a prise pour assurer, sans à-coups, en temps utile, la publication du présent volume. Recueillir, la veille des vacances, les manuscrits de vingt auteurs différents et tous fort occupés, quel record, que de dévouement à notre Science !
Professeur Pierre Marie.