LIVRE NEUVIÈME tOI
N'est-ce pas là l'essentiel? Et un tel progrès dût-il se ayer ptr une petite perte d'argent, serait-ce le payer trop her?
« Assurément non, » me répond-on ; mais en même temps [Q'on me fait cette réponse, on m'adresse cette question : [ Est-il possible et raisonnable d*espérer que jamais les lois le l'autonomie universelle soient observées, même en suppoant le triomphe d'une révolution nouvelle? »
Pourquoi donc ne seraient-elles pas observées? Elles sont 'Absolu et non pas l'Arbitraire, elles sont l'Unité et ne sont pas a Dictature, elles sont la Liberté et ne sont pas la Ter* «or, elles sont la Pacification et ne sont pas la Guerre, elles ont les Réconciliations et no sont pas les Représailles, elles le menacent de mort la vie de personne et ne dépouillent de on bien aucun vivant; elles ne poursuivent que l'erreur déoootrée par la vérité, que Tabus dévoilé par la justice ; elles kttendent lorsqu'il y a doute et ne se hfttent que lorsqu'il y a certitude.
Si ces lois sont les véritables lois de l'autonomie universeOe, lera-t-il nécessaire de les soumettre préalablement à la sancion populaire? A cette question que je me suis posée à moinéme, j*ai répondu : Non. Ou ces lois sont fausses» ou elles loot vraies : si ces lois sont fausses, pourquoi exposer à la implicite d'une erreur le peuple qui les adopterait; si ces ois sont vraies, pourquoi exposer au risque d'une méprise le peuple qui les rejetterait? Est-ce que si le peuple était conmlté sur la loi de gravitation universelle, le vote du peuple pourrait infirmer ou confirmer la découverte de Neii^ion? Est-ce que si le peuple était consulté sur la question de savoir ri la terre tourne, le vote du peuple pourrait trancher la (piestion qui fut indécise entre Galilée et le pape Urbain VIII? Èst-ee que si le peuple était consulté sur la question que Napoléon posa le 21 juillet 1804, à l'Académie des sciences, à l'occasion de Fultnn, il serait plus infaillible que TAcadteie des sciences, qui traita Fulton <i de vmonnanr n et son idée m d'idée folie^ d'erreur ffrouière^ d*ah$ttrdiiê »?
O qui appartient au domaine de l'expérience doit se résoudre par l'i^preuve de l'expérience; le juge de ce qui est le progrès, c'est ressai.
Le progW'ts se découvre et ne se vote pas.
m L'AimmoHiE umverseixe
Si les lois que j'ai exposées ne sont pas les Téritables lob de l'autonoinie uniTeraelIe, il faut le démontrer, et Mre plu ou mieux; il faut, tous et chacun, les chercher sans relâelw, jusqu'à ce qu'elles aient été incontestablement tnioTéM, afin qu'au lendemain d'une révolution, il n'y ait pins qu'à «opprimer les obstacles qui empêcheraient, cette fois eneoie, qu'elles ne se fissent jour.
Hais les lois que j'ai exposées ne fàssent-elIes qn'no pragrts SDr tons les régimes condamnés par l'expérience, qne ee progrès devrait encore être accueilli, si rien d'égal ne s'était produit qui pât lui disputer la préférence.
Le jour d'une révolution, si l'on ne sait pas ce qall bat immédiatement faire, j'ajouterai : Si on ne le sait pas la veille, on le saura encore moins le lendemain.
Charlatans et impuissants sont ceux qni disent, pour masquer leur paresse et leur ignorance : t On coDsoltera k peuple 1 1)
Qni et comment?
uni le coDsolteraT
— Un dictateur que rien ne contiendra, on xm comité qne tout divisera.
Comment le consultera-t-on T
— En mettant aux voix ce que la raconté n'aura aucun droit d'imposer à la minorité.
Si rouventfGnncment,8inc^remGntqti'une quatrième rérolutîon éclabint en France n'y soit pas un quatrième STortement, il faut, ne dùt-elle s'accomplir que dans vingt anoéea, s'appliquer dès aujourd'hui, et sans perdre une seconde, à reofaorcher : premièrement, les véritables titres de la puissance individuelle et de la puissance communale, afin de ne plus les confondre avec ceux de la puissance nationale; deuxièmement, les moyens de séparer la Force de la Jmtioe, afln de les rendre indépendantes l'une de l'antre;' ment, les termes de la convention libre qui devra m ■ ît toute constitution imposée.
La preuve que 3 multipliés pRr 3 Calent 4, e'ert qM e n'est contesté |>ar personne et que cela eBtaeeâptépartSrtlt monde; lu preuve qu'une conven on Mnmlativn
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