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Questions sur le gouvernement ecclésiastique du District de Montréal

Le Mandement de Monseigneur J. 0. Plessis, Evêque de Québec, en date du 20 Février, 1621, ayant donné lieu à quelques difficultés dans son exécution, et ayant occasioné une différence d'opinions, tant dans le Clergé que parmi les Laïcs, je m'occupai dès lors à faire des recherches sur les matières en contestation, pour motiver mon opinion à cet égard, ri me servir de règle de conduite en teins et lieu. L'on:: ion s'est souvent présentée de discuter les points en question, et par conséquent de communiquer à plusieurs de mes Confrères les recherches que j'avois faites à ce sujet ; et quoiqu'ils m'aient sollicité depuis longtems de les rendre publiques, je m'y suis constamment refusé, par délicatesse, et pour ne pas augmenter la malheureuse division qui existe dans ce District. Mais, comme les partisans des innovations qu'on veut introduire, et des mesures que l'on prend poulies perpétuer, ne se font pas de scrupule de taxer d'erreur de > jugement et d'ignorance, ceux qui croyent avoir de bonnes raisons pour s'y opposer ; comme ils ne craignent pas d'insinuer que leurs adversaires prennent un parti, sans distinguer les motifs qui les portent à s'y engager ; comme ils ne font pas difficidtê de les accuser de disputer sans entendre la question, de confondre les principes, de défigurer les faits, de refuser même de les discuter ; joignant à tout cela, de l'air le plus douceureux du monde, de petites inculpations de vanité, d'ambition, d'imprudence, 8çc. (vo)rez les Nos. du Spectateur Canadien du 24- Mai et 28 Juin dernier.) Ceux de mes Confrères, et de mes amis dans le monde, qui avaient connoissance de mon travail, sont revenus à la charge, pour m engager a le publier, afin de réfuter des imputations aussi peu

méritées, et aussi dénuées de fondement. J'ai cru devoir céder à leurs instances; mais, comme mon écrit (que vous appellerez I .'lire, Factum, Dissertation, ou tout ce qu'il vous plaira) roule sur des points de Loi, sur lesquels le Public n'est pas obligé de 6 en rapporter à mon opinions je n'ai consenti à sa publication, qu'autant qu'il serait approuvé par des Hommes de Loi, et jugé par eux conforme à la Jurisprudence Civile et Canonique de cette Province. C'est pour cette fin que je le soumets à votre examen, vous priant en même tems d'agréer les assurances de la ■respectueuse estime, et de la haute considération avec lesquelles j'ai l'honneur d'être,

JSIczsiEuns,

Votre treS'humble

8ç très- obéissant Serviteur,

( HABOILLEZ, Prêtre, Curé de Longueuil.

LcngueuU. 1er Juillet. 1823.

MoxTr.E.iL, le YTe Juillet, 1823.

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