‹ Questions sur le mariage [microforme]Chapitre 11 sur 36 · NEUVIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

NEUVIÈME QUESTION

Faut-il toujours détourner les Catholiques de contracter Mariages avec des Prolestants, et pour quelles raisons ?

RÉPONSE

Sous quelque rapport que l’on considère les mariages mixtes, on doit toujours les détourner, et les raisons pour cela se présentent en foule, et sont des plus convaincantes.

1o. Pour que la dispense du St. Siége rende ces mariages licites, il faut qu’elle soit appuyée sur de solides raisons. Or, tels ne sont pas assurément le caprice et un fol amour qui si souvent déterminent ces unions toujours regrettables, parce que toujours «iles ont des conséquences déplorables. C’est toujours pour éviter un plus grand mal que l'Eglise permet ces mariages mixtes; et ceux qui la force d'en venir à une tulle extrémité, doivent craindre de n'être pas bénis de Dieu.

20. Car en effet, ce qui souvent engage le St. Siége à donner de semblables dispenses, c'est la crainte que les parties n'aillent se marier devant un Ministre, au grand danger de la perte des enfants, qui seront élevés dans l'erreur, si la partie protsstante ne se trouve pas rigoureusement forcée de les laisser tous aux soins de la partie catholique, pour qu'ils soient instruits dans la vraie foi. Maintenant, peut-on regarder comme innocents les catholiques qui, par leur obstination, mettent l'Eglise dans la pénible nécessité de s’écarter de ses lois, dont l'obligation est si rigoureuse, et à l’observation desquelles elle tient strictement ?

80. Dans de telles circonstances, peut-on aisément. considérer comme bien préparés aux grâces du Sacrement qu'ils vont recevoir, ces lâches catholiques qui seraient tout prêts à aller se marier de-

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vant un homme qui travaille à détruire leur sainte Religion, si l'Eglise leur refusait la dispense qu'ils lui demandent impérieusement ? N’est-il pas au contraire à craindre qu'ils n’en soient privés, à cause de leur mauvaise disposition ? Gela seul ne devrait-il pas suffire pour leur donner un souverain éloignement pour ces mariages si préjudiciables à la foi ?

40. La partie protestante, pour obtenir dispense, fait serment, sur les Saints Evangiles, qu'elle donnera à la partie catholique toute liberté de professer sa religion. Néanmoins, que de catholiques ont perdu la foi, par la faute de la partie protestante ! Par conséquent, que de parjures sont occasionnés par ces mariages, vraiment repoussés de Dieu !

5o. La partie protestante jure également sur la foi des Saints Evangiles, qu'elle laissera les enfants des deux sexes, qui naîtront de ce mariage, en pleine liberté de suivre la Religion catholique. Mais combien d'enfants néanmoins deviennent victimes du prosélytisme de leurs parents protestants ! Que de violations par constquent de l’acte le plus saint et le plus solennel de la Religion !

60. Il arrive assez souvent que les parties, après avoir donné leur consentement devant le Prêtre catholique, vont le renouveler devant un Ministre protestant. Or, n'est-ce pas là le comble de l’humiliation pour la Ste. Eglise, qui voit ses actes regardés, par ses propres enfants, comme de nul effet et bons à rien !

. To. Comme l'Eglise ne peut admettre aucun rit sacré, dans les mariages mixtes, on les a en dédain. Aussi, n'est-il pas rare de voir les parties se présenter devant les Ministres, en murmurant contre les Prêtres Catholiques, dont le ministère se réduit à si peu de chose.

80. Lors même que la partie protestante ne gêne pas la cathclique, dans l'exercice de sa religion, et se montre libérale, dans le soin et l'éducation de la famille, il n’en est pas moins vrai qu'il manque quelque chose d’essentiel au sein de cette famille, savoir, le principe de la foi, qui seul peut être l’âme d’une bonne éducation, Et en effet, il ne suffit pas, pour que les enfants soient bons, de ne pas leur parler contre la religion, mais il faut nécessairement revénir sans cesse sur les vérités, qui forment le cœur aux vraies vertus.

90. que si les époux font bon ménage, comme cela peutarriver, quelle poignante douleur accable alors la partie catholique qui voit la protestante dans le chemin de l'erreur ! Comme son cœur est jour et nuit torturé, par la crainte que cet époux qu'elle aime, ne soit malheuréux, pendant toute l'éternité, s'il persévère dans son aveuglément |

100. Mais lorsque la moitié des enfants sont élevés dans le pro-

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