‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 54 sur 214 · CONSTANTIN, ABBÉ DE S. SYMPHOR · texte numérisé non relu

CONSTANTIN, ABBÉ DE S. SYMPHOR

IX SIECLE

Lo Long, bib.fr. diction ' abbatiale de la main de 'ce Prélat, 'qui lui donna p sos ii.4tni. beaucoup de part à son amitié et à sa confidence. Mais notre Abbé ne jouit pas long-temps de ces faveurs; le pieux Evèque iteb.u. i cai. tu*, étant mort dès le mois de Décembre 1005. ' Constantin goude Lor. t. 3 yerna sùn mona8tere avec beaucoup de sagesse l'espace de v ingt

ans, et mourut le dixième de Septembre 1024.

La reconnoissance le porta à écrire la vie de l'Evêque Adalub. ib. p. 67»>- beron, restaurateur de son monastère, ' que le P. Labbe a 881 pris soin de 'publier, sur un manuscrit de M. Claude Hardy,

Conseiller au Châtelet de Paris. L'Auteur ne s'y est point nommé, ce qui fait que le manuscrit la donne à un Anonyme. Mais il s'y est si bien caractérisé, qu'on ne peut l'y méconnottre. Il étoit foil en état, comme on vient de le voir, de réussir dans ce dessein. Il y est entré dans un assés grand détail, et a été attentif à y marquer les principales époques , comme le commencement de l épisconat de son Héros, et le terme de sa vie. L'ordre qu'il y a gardé, et les traits de l'histoire publique qu'il y a fait entrer, donnent aussi du relief à son ouvrage. Mais il y a emploie un style beaucoup trop diffus , ce qui le rend ennuieux, et souvent obscur par l'embarras où jette l'abondance de ses paroles inutiles, bal. mi*c t. 4. p. M. Baluze a publié l'épitaphe du même Prélat en trentedeux vers élegiaques. Cette pièce ne porte point le nom de son Auteur. Mais si elle n'est pas de la façon de Constantin, le fonds au moins est tiré de son ouvrage. Sijj. «cri. c. 143 | Sous le gouvernement de Constantin, ' florissoit dans sa vo'*. bu.' iai.T«. communauté un Moine nommé Alpert, ou Albert, selon ouCut gV*'in.i'. Sigeberl et autres Bibliographes. Alpert ht de l'Etude une de auc p. m. ses principales occupations. Il se rendit habile dans l'intelligence de l'Ecriture, et acquit une assés grande connoissance des Arts Libéraux. Trilhéme ne le fait fleurir qu'eu 1030, et M. du Cange huit ans encore plus tard ; mais il est certain qu'il écrivoit dès les premières années de ce siècle, r i ib. ' Trilhéme ajoûte, qu'Alpert avoil laissé à la postérité quel-

ques productions de son sçavoir, et ne spécifie néanmoins que 1 histoire de ce qui s'étoil "passé de son temps. 11 semble môme,

1 Ce (rail joint a l'époque de la mort t. M. EccarU ne connussent pas cette d'Adalberun , tnfQt seul pour renverser édition de la vie d'Adalberon ; poisqu u

Le Long. bib. fr. l'opinion du P. le Long, qui donne rette vie la croioit encore cachée dans lu» biblio-

p. tOS. n. 4104. a l'abbé Rieber, qui ne le (ut que drx-ueu ans après la mort de ce Prélat.

ET ALPERT, MOINE DU MÊME LIEU. 249 vi cici|p

XI SIKCLE.

me, qu'il ne la connoissoil que par Sigebert ; puisqu'il en parle dans presque les mômes termes ' que cet autre Bibliographe, sig. ib. comme d'un écrit succinct mais utile, et si brevem, tamen utilem.

Les Sçavants doutoient que cette histoire existât quelque Mib. ib. 1.5* u. part. Mais après avoir éle long-iemps ensevelie dans la pou 5- u9' siere, ' elle en est enfin sortie par les soins de M. Eccard, qui Ecear. Si-ri. c-r. l'a publiée dans son recueil d'Historiens du moïen Age imprimé 1 f* v' A'ni' en deux volumes in-folio à Leipsick l'an 1723. I .'ouvrage d'Al-

Serl, qui a été tiré d un manuscrit du XI siècle, est divisé en eux livres, et chaque livre en plusieurs chapitres. L'Auteur y rapporte les événements arrivés de son temps, qu'il avoit dessein de conservera la postérité. Son choix auroit pu être beaucoup meilleur, et l'ordre qu'il y a suivi plus méthodique. Il est visible qu'il s'y est conduit d'une manière tort arbitraire.

Entre ces événements il y en a plusieurs qui regardent des persones particulières, et qui par conséquent sont peu intéressants. ' Tel est le portrait qu'il nous trace de deux sœurs, nom- 1 1. c.x mées, l'une Luitgarde, et l'autre Addéle dont l'une éloil aussi vertueuse que l'autre adonnée au vice. ' Telles sont les que- c.i |iî.e.i. 2. relies entre deux puissants Seigneurs Allemans, Vienianne et 5 9"12 ,u' 17 ' Baldric, lesquelles occupent beaucoup noire Historien.

Il y a d'autres événements qui concernent l'histoire générale, et ce qu'en rapporte A Ipert, peut être de quelque utilité pour l'éclaircir. A cette classe appartient ' ce qu'il dit de la mort de 1. 1. *. *. l'Empereur Otton III, ' de l'histoire de S. Henri son succès- c. 5. seur ; ' de celle de quelques Evéques dTlrecht et de Metz ; de r. 10-17 1 1. 2. deux différentes incursions des Normans, l'une en 1009, l'au- c. 3. 7. si. 25. tre l'année suivante, et quelques autres faits semblables.

Alpert dans cet ouvrage a suivi le génie des autres Historiens de ce temps-là, qui presque tous sont attentifs h marquer les phénomènes qui paroissoient dans l'air. ' Il y fait effective- 11. e.s i 1. te. 19. ment mention de deux Comètes extraordinaires, dont l'une se fit voir trois ans après que le Roi S. Henri fut parvenu à la courone de Germanie, c'est-à-dire en 1005, et Vautre deux ans après le Concile indiqué à Noïon, où il se tint en 1017. Il nous apprend aussi que trois ans avant ce dernier phénomène il y avoit eu une éclipse de lune et une autre de soleil. Mais Alpert ne parle de ces effets de la nature, que suivant les préjugés d'une mauvaise Astrologie, en les donnant pour des pronostics de calamités publiques, de famine, de mortalité, de guerres

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