SCÈNE VIII
ravisé, je n'ai pas voulu me jeter à l’eau... j’ai pensé que ça vous ferait de la peine...
FLORA
Eh bien! que faites-vous là?
HENRY
Vous le voyez... je barre la porte.
C’est affreux !
FLORA
Mais non.
HENRY
FLORA
Vou» étiez là tout à l’heure?
Oh ! presque pas.
HENRY
Et vous avez vu?
FLORA
HENRY. '
Oh! presque rien.
FLORA
J’espère, Monsieur, que vous allez cesser cette odieuse plaisanterie?... et vous retirer à l’instant?...
HENRY
Je no saurais, Madame, je vous assure...
FLORA, fUrlcuse.
Comment, vous ne sauriez? Vous osez forcer ma porte, pénétrer chez moi à une pareille heure... Et quand je vous ordonne de sortir, vous ne sauriez...
HENRY
Franchement, ça ne serait pas la peine d’être revenu, car j’étais bien sûr que vous voudriez encore me renvoyer.
FLORA
Ah! vous raillez 1... Je vais vous faire chasser par mes
gens. (Elle sonne.)
HENRY
Comment entreront-ils? la porte est fermée.
FLORA
Ils l’enfonceront. (Eue sonne.)
HENRY
Où sont-ils donc, vos gens? Je me suis promené partout, je n’en ai pas rencontré un seul, pas le moindre... gens...
FLORA, carillonnant.
Vous ferez connaissance avec eux à vos dépens. <a part.) Comment! Miretle n’y est pas? C’est incroyable!
Elle s’apprête à sonner de nouveau.
HENRY , prenant la sonnette.
Ne vous donnez pas la peine, Madame, (il carillonne.) Vous ne me croirez pas, si vous voulez; mais ils n’ont pas l’air de vouloir venir, vos gens.
FLOUA, toujours furieuse.
Prenez garde, Monsieur... il y a des lois... Vous serez puni de votre lâche conduite... Je vais aller chez le lieutenant de police.
HENRY
Tout de suite! si tard! Vous ne craignez pas de le déranger?
FLORA
Je ne crains rien. Où en serions-nous si le premier venu pouvait ainsi forcer notre domicile ?