ACTE PREMIER SX
LA MARQUISE
Oui, la plus répandue, la plus jetéc^ la plus lancée, derrîèro laquelle od court le plus.
LA coMTESSB^ OU marçuis.
Une jolie réputation que vous m'avez faite-là.
LA MARQUISE
Oh ! je vous ai détestée d'abord. Mais vous avez une bonne figure. Vous avez Tair gentil. Voulez vous remuer la main?
LA COMTESSE
De grand cœur, Madame. D'ailleurs, moi aussi je connaissais votre tête, comme vous dites. Les journaux me l'ont fait admirer. Vous êtes célèbre.
LA MARQUISE, ôtoFit sojî ckapcau et ses gants. C'est à cause de mon père, My old Tom.Il est si riche. Ça étonne en France. On n'est pas très riche en France.
LA COMTESSE
Les fortunes sont trop anciennes. Elles se sont morcelées.
LE MARQUIS, gêflé,
Maggy^ la comtesse et le comte déjeunent avec nous co matin.
LA MARQUISE
Ah 1 votre mari est à Paris ?
Mais oui. Cela vous surprend ?
LA MARQUISE
Philippe m*a dit qu'il était toujours en voyage ; qu'il était très besogneux.
LA COMTESSE
Besogneux?
LA MARQUISE
Oui, beaucoup de besogne, très sport. Un drôle de type.
LA COMTESSE, riant, aa marçuis.
Elle est originale.
LA MARQUISE
Je suis contente de vous connaître, Madame. Vous êtes si
cotée. Vous me donnerez des conseils -à Paris. Je suis encore un peu stupide.
LÀ COMTESSE
Oh ! Stupide !
LA MARQUISE
Je voudrais donner beaucoup de soirées. Ohl pas pour moî; pour Philippe. Il aime ça. Je voudrais être aussi élégante quô vous. Voir beaucoup d'artistes.
LA COMTESSE
Ça n*a aucun rapport.
Vous donnez beaucoup de fêtes?
LA COMTESSE
Non. Pas précisément. Je vais beaucoup dans le monde.
LA MARQUISE
Vous ne recevez pas ?
LA COMTESSE
Je sors beaucoup .
LA MARQUISE
Vous n'aimez pas mieux rester chez vous et offrir des dîners ?
LE MARQUIS
Ça y est I
LA COMTESSE
Mais mon auto attend toujours à la porte. Je dois aller chez Gastine-Renette chercher mon mari.
LE MARQUIS
Il va venir ici.
LA COMTESSE
Dans une heure. J'ai le temps de l'aller quérir. Nous avons à parler en particulier. Gaston est si occupé que je n'arrive presque jamais à le joindre.
LA MARQUISE
Vous lui parlerez ici.
Non. Non. Ce sont des questions intimes. Mon Dieu, oull