‹ Qui trop embrasse...: Comédie en un acteChapitre 48 sur 99 · SCÈNE X LA MARQUISE, LE COMTE · texte numérisé non relu

SCÈNE X LA MARQUISE, LE COMTE

LA MARQUISB, SeuU,

C*est très bien, cent mille actions à 5oo francs. Je peux per« dre 5o millions. Philippe sera content. Ça ira vite. . .ça ira très vite. . . Ce n'est pas difficile du tout de se ruiner. Et c'est très amusant. (Le comte parait sur la porte,) Oh! qui ètes-vous?

LB coMTB, il a une boite de pistolets sous le bras. Je vous demande pardon. . . Je croyais que le marquis.. •

LA MARQUISB

Vous êtes photographe? Oh 1 non^ allez-vous-en; nous n'eu voulons plusl

LE COMTE

Photo^aphe? Mais non, Madame. C'est une botte de pistolets. Je suis le comte Gaston d'Arleval. (// a déposé sa botte sur une chaise,)

LA MARQUISE

Oh ! vous êtes le marî I Bonjour ! Remuez la main. Je connais tolrc tête.

Vous êtes bien aimable. Vous m'excuserez de me présenter d'une façon si... -

LA MARQUISE

Oui, oui. Je connais votre lêie. Vous déjeunez chez moi. La comtesse est partie vous chercher chez Gaslinne-Renelle.

LE COMTE

Ah ! Nous nous serons croisés. Maisje ne vous dérange pas?

LA MARQUISE

Oh! non! pas du tout. Vous avez une bonne figure. Mettez* yous sur une chaise.

LE COMTE

Je suis enchanter Madame, de vous être présenté. Vous êtes encore plus charmante que ne le prouvaient vos photographies dans les journaux.

LA MARQUISE

Comte, écoutez. Vous êtes Parisien?

LE COMTE

Parisien ? Oui.

LA MARQUISE

Alors, vous avez du chic?

LE COMTE

Du chic?. .. Mon Dieu...

LA MARQUISE

Comment est-ce qu'on fait pour devenir Parisien?

- Pour devenij Parisien? -

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