‹ Qui trop embrasse...: Comédie en un acteChapitre 68 sur 99 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(Par la porte du fond, la marquise entre en valsant au bras du comte.)

Oui, je comprends. Vous êtes fiévreuse. Vous êtes nerveuse. Moi aussi je suis fou, fou de vous. Fou de vous depuis ce baiser iuoubiiable que vous m'avez accordé.

LA MARQUISE

Ne parlez plus de cela.

LE COMTE

Fou de vous depuis la visite que vous m*avez faite ensuite à mon chenil.

LA MARQUISE

Taisez- vous I

LE COMTE

Ce second baiser dans le petit fumoir de mon rhenil! Vous savez? je va"s le faire arran<çer, ce petit fumoir! Il y a un moyrn. Je le rendrai dig^ne de vous. Quand viendrez-vous, dites ? Quand ? Demain ?

LA MARQUISE

Non ! non !

LE C MTE

Si. Ces deux baisers vous font micone. Vous ne vous refu-

serez plus. Vous m*appartiendrez^ chérie. Vous devez m'apparlenir. Je vous veux.

LA MARQUISE

Ah! vous m'énervez. Vous m'énervez !

Lc COMTE, ^attirant»

Justement, c*est mon rôle.

LA MARQUISE

Tirez la main, lirez la main !

. LE coMTE^ tout en valsant bien que la musique ait cessé déjouer^ Vous êtes bien plus juIie depuis mon baiser ! Tout le monde vous trouve épatante, ce soir! (Suppliant,) Dites, vous m'aimerez, chérie?

LA MARQUISB

Mais On ne danse plus^ on ne danse plus ! ^

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