SCÈNE PREMIÈRE
(Par la porte du fond, la marquise entre en valsant au bras du comte.)
Oui, je comprends. Vous êtes fiévreuse. Vous êtes nerveuse. Moi aussi je suis fou, fou de vous. Fou de vous depuis ce baiser iuoubiiable que vous m'avez accordé.
LA MARQUISE
Ne parlez plus de cela.
LE COMTE
Fou de vous depuis la visite que vous m*avez faite ensuite à mon chenil.
LA MARQUISE
Taisez- vous I
LE COMTE
Ce second baiser dans le petit fumoir de mon rhenil! Vous savez? je va"s le faire arran<çer, ce petit fumoir! Il y a un moyrn. Je le rendrai dig^ne de vous. Quand viendrez-vous, dites ? Quand ? Demain ?
LA MARQUISE
Non ! non !
LE C MTE
Si. Ces deux baisers vous font micone. Vous ne vous refu-
serez plus. Vous m*appartiendrez^ chérie. Vous devez m'apparlenir. Je vous veux.
LA MARQUISE
Ah! vous m'énervez. Vous m'énervez !
Lc COMTE, ^attirant»
Justement, c*est mon rôle.
LA MARQUISE
Tirez la main, lirez la main !
. LE coMTE^ tout en valsant bien que la musique ait cessé déjouer^ Vous êtes bien plus juIie depuis mon baiser ! Tout le monde vous trouve épatante, ce soir! (Suppliant,) Dites, vous m'aimerez, chérie?
LA MARQUISB
Mais On ne danse plus^ on ne danse plus ! ^