LA FIN DU MONDE
D'après les prédictions de nos meilleurs astrologues, U i » Fin du Monde » devant ' avoir lieu cette [année, le 13 novembre, entre deux et cinq heures de l'après-midi, nous avons pensé qu’il serait agréable à nos lecteurs de connaître, sur ce sujet, les impressions de quelques notabilités parisiennes.
« — Latin du monde ? nous répond aimablement M. Waldeck-
Rousseau, pourvu qu'elle arrive avant celle du ministère, c’est « - La fin du monde ? nous dit M. Alfred Picard, cela seul
l’essentiel ; mais je n’en suis pas autrement certain. » pourrait compromettre le succès de l’Exposition... et encore î »
(« - La fin du monde ? A vrai dire, déclare M. Bérenger, j’aimerais autant ça ! Ce serait une façon d’en sortir... » Nous pensons que l'honorable sénateur fait allusion à l’instruction du Complot, qui ne va pas précisément sur « des roulettes » comme dit la chanson.
« — La fin du monde? Penh! on a prétendu (et je crois cela fort exagéré) que ma démission de la Comédie-Française en serait la cause... » Ainsi parle, en haussant les épaules, le toujours modeste M. Le Bargy.
» — La fin du monde, soit L celle de F « Affaire », jamais ! » rugit M. Clémenceau en brandissant son rasoir.
Nous sommes allé demander une conclusion à M. Chincholle, dont l'infaillibilité en matière d'information est devenue proverbiale. " — La fin du monde ? Au fond, je n’y crois pas, nous fut-il répondu, mais comme il faut toujours tout prévoir, j’ai fait mon testament ! »
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