SCÈNE IV
EVA, LE PRINCE
LE PRINCE, de mauTai^e humeur.
Ah! il fait bon être de vos amis, madame I — Vous trouvez pour eux une éloquence...
EVA
Allez-vous me quereller? Et de bonne foi, pouvais-je nous donner le ridicule, à moi, de faire la prude, et à vous, de tran* cher du jalr^.iz?
LE PRINCE
Jaloux!
BVA.
Ehl mais, cela y ressemble un peu!
LE PRINCE
Eh bien, je le suis, c^est vrai! Ce petit monsieur, qui est toujours entre nous, depuis hier, qui vous a connue à Naples, qui vous aime assez pour risquer de telles incartades!...
BVA.
Eh bien?
LE PRINCE
Eh bien? Vous avez raison I... Je suis ridicule! Pardonnez moi, missess et laissons cela!
EVA, 8*asse7aiit sur le canapé.
Et pour parler de choses plus sérieuses. — Ne ra'avez-vous pas tout à l'heure exprimé certaines craintes ?.••
LE PRINCE
Des craintes?
EVA
Relativement à la princesse?... Cette affection d^enfance qv'elle a gardée pour le chevalier? .
LE PEINGB.
En effet I Et j'ai même tremblé un instant que Tescapade de cette nuitl...
IT«
Moi aussi!
LE PRINCE
Ah I le malheureux, je Faurais tué!
EYA
C'est précisément ce qui m*a donné l'idée d'éloigner ce jeune homme !•••
LE PRINCE, TiYWMnt.
Ouil ouil éloignons-le! éloignons-let...
ETA
Voici une belle occasion... Mon séjour ici, ne fût-il que de quinze jours...
LE PRINCE
Comment quinze jours? Noi^ sonunes convenus d'un moisi
EYA
Raison de plus!... Ce séjour est préjudiciable h mes intérêts. J'ai bien des petites commissions à donner, dont le ckevalier s'acquitterait à merveille l Paria le distrairai... Nous agirons en son absence.
LE PRINCE, TiT«ment.
Et vous resterez!... Vous avez raison^ missess; toujours raison!... Il partirai
EVA
Ce soir! Tout de suite!...
LE PRINCE
Mais vos instructions?
EVA
Il les recevrai... Signez l'ordre de départ... immédiat. Je le lui ferai remettre par son ami... Et nous voilà bien tranquilles l