‹ Rabagas: comédie en cinq actes, en proseChapitre 29 sur 173 · ACTE PREMIER. n · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. n

GAHERLIN.

Pour la faire, tiens I — Tous les pays ont eu la leur,.,, ozcepté nous ! Il faut bien que Monaco ait la sienne.

LE PRINCE

Et qu'est-ce qu'il y gagnera, Monaco?

GAMERLIU.

Dé supprimer tous les abus.

LE PRINCE

Lesquels?

CAifERLIN.

Ohl bien ! par exemple, cette armée que vous entretenez t

LE PRINCE

Vingt-quatre hommes! Monsieur Camerlin...

CAMERLIN.

Et Tagriculture manque de bras!... Quand vous aviez une bonne garde nationale I

LE PRINCE

Vous refusiez tous de monter la garde I

CAMERLIN.

Si un citoyen n'est pas libre de monter sa garde quand ça lui plaît I (Debont.) Tenez. Monseigneur, brisons-là. Vous raisonnez en prince : moi en homme ; nous ne nous entendrons jamais I

LE PRINCE, debout, se contenant.

Je le crains!

CAMERLIN.

Mais voilà mon dernier mot : Qu'on ose fermer mon établissement... Il y aura du bruit dans Monaco!

LE PRINCE, même Jen.

Monsieur Camerlin, je vous ferai remarauer que c'est vous qui menacez 1

GAMERLIN, tenltinineiit.

Ah! c'est que je suis révoltéL. ^

LB PRINCE, 8*éeb«iflBiit.

Nous allons nous fâcher, prenez garde.

CAMERLIIf.

Jamais on ne me verra pli^ devant la tyrannie!

LE PRINCE, d«iiiê«0.

Mais, ventre de loup! Vous êtes lûen heureux que je sois un tyran! Si j'étais un simple particulier, vous seriez déjà chez vous par la balustrade!

EYA., le moASraat.

Monseigneur!

LE PRINCE, calmé.

^Pardon; c'est vrai! allons, monsieur Camerlin, brisons-là comme vous dites! Et tenez-vous pour bien averti!

GAMERXIN, arec dignité.

Oui, monsieur i

LE PRINCE, se modérant et souriant.

Bonsoir, citoyen!

CAMERLIN, à lui-même.

C'est égal! je lai ai dit son fait! (nsovt TtremeM pv où a est I.)

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