LA SERVANTE
Oui, patron I...
GAMERLIN.
Bien.
LE PETIT VIEUX, entrant, an garfio&
Le bureau de la Carmagnole, s'il vous plalt?
GAMERLIN.
Qu*est-cô que c'est encore?... On ne peut pas travailler tranquillement à son journal?
LE PETIT VIEUX, tlmidemait, glissant entre Ut table et le mur.
Je voudrais parler au citoyen Rabagas. ^
GAHEBLIN.
Ohl mais, on ne parle pas au citoyen Rabagas comme ca! Vous avez une lettre d'audience?
LE PETIT VIEUX, humblement.
Je n'ai pas ce bonheur!
GAMERLIN, radouci par son humilité.
Le grand homme est à Nice eu il plaide pour un de nos frères. (Arec bonté.) Mais parIez-nioi\ comme à luil c'est la même chose !
LE PETIT VIEUX, lui présentant une brochure .
C'est un petit ouvrage, dont je voudrais que la Carmagnole rendit un compte favorable.
GAMERLIN, prenant le liTre.
« Guide-Ma/nvsl de V Insurgé! » — Bon titre I...
LE PETIT VIEUX, tremblant d'émotion.
C'est l'œuvre de toute ma vie, citoyen, et l'épigraphe vous en dira l'esprit l.c
GAMEELIN, lisant.
« Le mépris de la loi, et le renversement des institutions établies, sont le premier devoir de l'homme libre» )> Par&it I Excellents principes!...
LE PETIT VIBUX, radieux.
Je puis donc espérer?
CTAMERLIN.
Je ferai le compte rendu moi-môme, citoyen... (atoc un geste