‹ Rabagas: comédie en cinq actes, en proseChapitre 42 sur 173 · VOIX · texte numérisé non relu

VOIX

Écoutez !..• Silence doncK..

EABAGAS.

Fils d'un père assassin... Assassin lui-même I... Membit» déshérité de l'ordre social, et doué par la nature d'instinct» malfaisants et féroces... Bézuchard avait droit à tout mon appui.... Et là où la justice me dénonçait un meurtrier, je n'ai dû voir et je n'ai vu qu'une victime!... (MarmnrM d'approbation). Peu m'importait que Bézuchard eût tué un vieillard à coups de sabots... Le vrai coupable, ce n'est pas Bézuchard... (Non I noiM) C'est la nature qui lui a donné les appétits du tigre I... (c'«it ça. ) C'est une société marâtre, où le malheureux, doué de tous les instincts de l'assassinat, ne trouve pas un utile emploi de ses facultés destructives I

TOUS

Bravo ! bravo I

Et enfin, citoyens, qu^était ce vieillard assommé t... Un gardechampôtre I... (Mormores do méprit. ) Un de ces agents d'une autorité tracassière, qui ne voient dans le mandat qui leur est confié qu'une occasion de vexer les citoyens!... (ooii ont t) Dès lors, ce prétendu crime n'était même plus de délit commun !...!! prenait un caractère politique, qui plaidait d'avance les circons'.ances atténuantes. —Non ! assommer un garde-champêtre, ce n'est pas assommer un homme I... C'est écraser un principe !

TOUS

Oui! oui!

Ce système a triomphé!... Bézuchard est acquitté! Il est libre I...

TOUS

Ahl

Et si ce succès m'inspire un légitime orgueil, ce n'est pas que je l'attribue à ma faible éloquence 1

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