SCÈNE XIII
Les Mômes, NOISETTE, pois ANDRÉ.
NOISETTE, accourant.
Méfiance !... Un officier!...
TOUS
Ici?
GHAFFIOU, «ffaré.
Trahis!...
Silence!... A l'écart!... Et pas un mot!... Voyons venir!...
ANDRÉ, n entre, un numéro du Journal h la main, salue, arec un peu d*étonnement de les voir tous, lui tournant le dos.
Pardon, messieurs, le rédacteur en chef de ce journal, s'il vous plaît?
RABAGAS, se retournant^.
C'est moi, monsieur I . . .
3i Chafflon, Camerlio, André, Rabagas, Voillard.
ANDRÉ, salaant
Âhl... Je liSt monsieur, dans votre numéro de ce matin, le récit de certain fait nocturne I...
EABAGAS.
L'affaire Rapiatl...
ANDRB.
Sur lequel je serais heureux d'obtenir de vous quelques explications.
HABAGAS, poliment
A quel titre, monsieur?
ANDRÉ
Monsieur, je suis lieutenant des gardes de Son Altesse, et, comme tel, responsable de la sécurité du palais; or, j'étais de garde cette nuit, par conséquent intéressé à l'affaire. — Je n'examine ici ni le ton de votre article, ni les commentaires qui l'accompagnent». Ce sont choses malpropres, auxquelles je ne toucherais pas volontiers... (MouyemeDt de tons.)
VUILLARD, assis sur la table, le featre sur la téta, aree un rire de mépris.
Ohl...
ANDRÉ, allant è lul^.
Sinon du bout de mon épéel... (SUenee. — n se retourne vers
Rabagasj Je m'en tiens au seul fait dominant : la chute de cet homme !... et la cause qui Fa déterminée!...
Eh bien, monsieur, contestez-vous la vérité du récit?
ANDRE, prenant à droite la chaise qu'on ne lui oflire pas, et s'installent en homme qui ne s'en ira que satisfait.
Non, monsieur, puisque je viens, au contraire, m'éclairer sur les détails!... Ck)nnatt-on l'auteur de cet accident?...
RABAGAS, qui s*ett assis è gauche, ainsi que CamerUn, pour ne pas rester debout devant André, assis.
Oh! monsieur, ces gens-là cachent trop bien leur figure!..,