SCÈNE PREMIÈRE
RADAGÀS, BRICOLI. Ils entrent par la porte d’entrée, pan coupé, è gauche.
RADAGAS, un portefeuille sous le bras.
Passonsà l’écart, monsieur Bricoli, tandis que Son Altesse est encore à table ; nous causerons ici plus à l’aise, (n s'assied près de
la table, è droite. — Voyant Bricoli déposer un gros dossier sur la table.)
Qu’est-ce que cela?
BRICOLI.
De petits dossiers, monsieur...
RABACAS, l'interrompant.
Pardon ! monsieur Bricoli, quel litre, je vous prie, donniezvous à mon prédécesseur?
Celui d'Excellencel
BRI cou.
RABAGAS
RABAGAS
Alors pourquoi me le refuser, à moi T
BR1COLI.
Je demande humblement pardon à Votre Excellence... Le manque d’habitude.
RABAGAS, nyeo bonhomie.
Ce n’est pas, monsieur Bricoli, qm* j’attache le moindre prix à ces petits chatouillements de la vanité.. Ah ! grand Dieu, nonl... mais le principe d’autorité est si fortement ébranlé dans ce pays qu’il est temps de le reconstituer sur les bases de la déférence. — Laissons cela! Nous disons donc que ce sont les dossiers?... . «.
BRICOLI.
Des personnnes arrêtées.
RABAGAS
Bien, et tous ceux que je vous ai désignés?
BRICOLI.
Tous coffrés!... Excellence 1 sauf le personnage signalé, comme étant feu Camille Desmoulins.
RABAG AS, se frottant les mains avec satisfaction.
Mais vous avez Chaffiou! Camerlin?
BRICOLI.
Et Vuillard, qui avait retiré ses lunettes pour n’être pas reconnu, et qui, n’y voyant plus, s’est jeté dans mes brasl
RABAGAS
Et vous avez enfermé toute cette fripouille?
BRICOLI.
Au poste du palais)
RABAGAS
Bon. — Les presses?...
Brisées I