‹ Rabagas [Texto impreso]Chapitre 156 sur 196 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

R ABAGÀS.

A Menton, et tout en hurlant, vous vous emparez de l’IIôtelde-Ville.

CAMERLIN.

De la mairie I

RA R AG A S, aveo force.

Mais dites donc Y Hôtel-de-Ville, innocents, tout est là! Qui a l’ Hôtel-de-Ville a tout! C'est le débarcadère de l’émeute! Tu passes, il est vide, tu montes; tu t’installes autour d’une table; tu écris ton nom, le mien, le sien, sur des petits papiers que tu jettes par la fenêtre... El personne ne récU-rne. — La Révolution est faite!... Elle est dans ses meubles !

CAMERLIN.

C’est dit, je me proclame!

R A B A G A S, Tlrement.

En m’attendant! — J’arrive à une heure du matin, avec mon prince muselé, ficelé !...

TOI' S, stupéfaits.

Bah!

Tout simplement !

Quel génie 1

R ABAGAS.

TOUS

Oui, quand vous en trouverez un de ma forcol

VUILLARD

Mais comment?

RABAGAS

Le Valentinoi3 compte sortir cette nuit, pour aviser aux mesures à prendre en cas d’attaquo matinale des Mentonnois. Il sort par là, et c’est là que vous l’attendez au passage. Une voiture est à la porte, il descend... avec ou sans .lumière. Vous sautez sur lui, et si, à vous trois, malgré sa résistance et ses cris, vous ne venez pas à bout de lui enfoncer une casquette

RABAGAS

sur le nez, et do lui lier pi.’ds et pattes avec vos mouchoirs! Vous n’êtes pas dignes d’ètre libres!

c II A F F i o u.

Tardi ! s’il est seuil

RABAGAS, affirmant.

Seul!

CAMF.RLIN. •

Pas d’officiers ?

RABAGAS

J'en réponds! Le coup fait, je vous rejoins. Nous l’emballons en voiture. Je saule sur le siège et nous brûlons le pavéjusqu à Menton! Arrivée, triomphe! Le prince effrayé fait tout ce qu’on veut. Il abdjque, nous proclamons l’indépendance monégasque, et le tour eA joué!

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